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Novak Djokovic : « J’ai été submergé par l’émotion »

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Qu’il est heureux, Novak Djokovic, qu’il est heureux… Le Serbe avait besoin de ce titre à Wimbledon, comme il le recon­naît lui‐même en confé­rence de presse, après sa victoire sur Roger Federer. Ce trophée, il est allé le cher­cher dans le jeu, prati­quant un excellent tennis tout au long du match ; et dans la tête, en tenant bon après la perte du quatrième set, avant de s’im­poser 6–7(7) 6–4 7–6(4) 5–7 6–4.

Qu’est‐ce qui s’est passé dans ta tête au moment où tu gagnes cette balle de match ?

J’ai été submergé par l’émo­tion. Des émotions posi­tives que j’ai senties tout au long du match. Je n’ai pas été surpris, j’ai juste essayé de profiter du moment, de repenser à tout ce que j’avais traversé durant la partie.

Une partie incroyable qui doit te soulager, non ?

Oui, c’est la finale de Grand Chelem la plus spéciale que j’ai jouée. A ce moment précis de ma carrière, l’ar­rivée de ce trophée du Grand Chelem est cruciale, surtout après avoir perdu plusieurs finales d’af­filée. J’avais commencé à douter un peu, évidem­ment. J’avais énor­mé­ment besoin de cette victoire. Je vais essayer de m’en servir de la meilleure façon possible, faire en sorte que ça booste ma confiance, que ça l’aide à grandir pour le reste de la saison et le reste de ma carrière. 

Qu’est‐ce que tu retien­dras de ce match ? Il y a eu un super niveau de jeu…

Sincèrement, ça a été la meilleure finale de Grand Chelem, en termes de qualité, de toutes les finales que j’ai dispu­tées. J’avais eu une finale plus longue contre Nadal à l’Open d’Australie 2012. Mais, fran­che­ment, sur le plan de la qualité, du premier au dernier point, ce match est sans aucun doute le meilleur. 

Battre Roger Federer comme ça, en finale de Wimbledon, là où il a gagné sept fois, ça doit être encore plus spécial…
Oui, d’au­tant que Roger a vrai­ment bien joué, je trouve, à un très haut niveau. Il a montré pour­quoi il était un cham­pion. Il a eu un esprit de combat­tant dans les moments les plus impor­tants, lors­qu’il avait un break de retard. D’avoir été capable de gagner contre lui, l’un de mes plus grands rivaux, sur un court où il a dominé pendant tant d’an­nées, cela rend ce trophée encore plus parti­cu­lier à mes yeux. J’en ai eu des larmes de joie. J’ai été bouleversé.

Comment tu as réussi à te remettre de la perte de ce quatrième set ?

La seule façon dont je pouvais gagner ce match, aujourd’hui, c’est en croyant que je pouvais y parvenir jusqu’à la fin, en restant menta­le­ment très fort. C’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas laissé mes émotions me dominer, ce qui avait été le cas en finale de Roland Garros, il y a deux, trois ou quatre semaines. Je n’ai pas seule­ment réussi à gagner contre mon adver­saire, mais aussi à gagner contre moi‐même. J’ai trouvé cette force inté­rieure qui m’a permis de gagner le trophée. 

Tu as mangé un peu de gazon, à la fin, comme lorsque tu avais gagné en 2011. Quel goût il a (rires) ?

Celui de la meilleure nour­ri­ture que j’ai jamais eue dans ma vie (sourire).

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.