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Outre‐Manche, la crainte d’un sacre de Medvedev grandit…au point de le bannir ?

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Si les joueurs russes jouent sous drapeau neutre depuis quelques semaines, ils restent quand même auto­risés à prati­quer leur métier. Jusqu’à quand ? Car Wimbledon compte aller plus loin. Étant donné l’in­dé­pen­dance du All England Club, orga­ni­sa­teur du tournoi, le Grand Chelem londo­nien pour­rait avoir une plus grande marge de manoeuvre. 

Ce lundi, The Telegraph fait de grosses révé­la­tions. Wimbledon réflé­chi­rait à bannir Daniil Medvedev du tournoi, le joueur russe ayant selon eux le plus de chances de l’emporter à Londres. « Poutine ne doit pas être auto­risé à tirer un profit poli­tique des exploits des athlètes russes en Grande‐Bretagne », peut‐on lire dans l’ar­ticle du média anglais, qui reprend la pensée du ministre des Sports britan­nique, Nigel Huddleston. 

La victoire d’un joueur ou d’une joueuse russe en Angleterre serait vécue comme un « cauchemar ». Une déci­sion devrait être prise rapi­de­ment. « Il y a une pers­pec­tive réaliste que Wimbledon se déroule sans Russes cet été », écrit le jour­na­liste Simon Briggs. 

Récemment, le gouver­ne­ment britan­nique assu­rait vouloir obtenir des garan­ties avant d’au­to­riser Daniil Medvedev, Andrey Rublev et consort à parti­ciper à un événe­ment sur leur terri­toire. « Nous souhai­tons en avoir l’as­su­rance par une décla­ra­tion écrite indi­quant qu’ils ne reçoivent pas d’argent de Poutine, de la Russie ou du Belarus et qu’ils ne feront pas de commen­taires de soutien à Poutine, à la Russie ou à la Biélorussie », décla­rait il y a quelques jours ce fameux Nigel Huddleston. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.