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Paire face à sa bête noire

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Défait d’un rien en huitièmes de finale de Roland Garros le mois dernier face à Nishikori, Benoît Paire a le vent en poupe puis­qu’il a rallié le même stade sur le tournoi de Wimbledon. Opposé à l’Espagnol Roberto Bautista Agut, l’Avignonnais va affronter une véri­table bête noire. Présentation.

Huit victoires à rien. C’est le bilan de l’Espagnol face au Français depuis le début de leur carrière respec­tive. Un bilan qui n’an­nonce rien de bon à quelques heures d’une confron­ta­tion en huitièmes de finale du tournoi le plus pres­ti­gieux du monde. Même si toutes les séries ont une fin, l’heure n’est pas forcé­ment à l’op­ti­misme au vu de l’état de forme de Bautista. Après trois matchs disputés (face à Gojowczyk, Darcis et Khachanov), ce dernier n’a pas concédé le moindre set et a montré un niveau de jeu assez impres­sion­nant face au Russe, tête de série numéro 10, lors de son dernier tour. De son côté, l’Avignonnais a toujours concédé une manche sauf lors de l’abandon de Kecmanovic au deuxième tour où Benoît menait deux manches à rien. Sa dernière victoire face au « spécia­liste » Vesely offre en revanche davan­tage de certi­tudes. Auteur de 19 aces lors de cette partie, Paire a semble monté en puis­sance sur sa mise en jeu alors que la plupart des joueurs s’ac­cordent à dire que la surface est plus lente que les années passées. Les deux hommes se sont déjà affrontés au All England Club, c’était en 2015. Paire avait mené deux sets à zéro avant de voir l’Espagnol le coiffer au poteau en cinq sets. Terrible. Le Français vise néan­moins une première quali­fi­ca­tion en quarts de finale sur un tournoi du Grand Chelem après son terrible échec au même stade il y a un mois à Roland Garros après avoir mené 5–3 dans le cinquième set. A force d’échouer, de recom­mencer et de persister, le 32ème mondial va bien finir par y arriver. 

Match à suivre lundi 8 juillet à partir de 13h30, heure fran­çaise, sur le court n°18

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.