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Que retenir de la première semaine ?

Après six jours de compé­ti­tion au All England Club, la rédac­tion de We Love Tennis / Grand Chelem dresse un bilan de la première semaine. Les grands favoris mascu­lins sont au rendez‐vous tout comme les nombreuses surprises côté féminin.

Un tableau féminin décimé

Le constat est stupé­fiant. Après une semaine disputée à Wimbledon, il ne reste plus qu’une seule des dix premières têtes de série en lice avec Karolina Pliskova. C’est une première depuis le début de l’ère Open, tous Grands Chelems confondus. Toutes les autres favo­rites sont passées à la trappe, à commencer par la tenante du titre, Garbine Muguruza, qui s’est tota­le­ment écroulée face à la belge Alison Van Uytvanck. Même constat pour la numéro 1 mondiale, Simona Halep, qui a cédé face à la surpre­nante Su‐Wei Hsieh. En grande forme depuis plusieurs semaines, Petra Kvitova a elle aussi craqué face à Sasnovich. Du côté des fran­çaises, Carolina Garcia n’a pas réussi à éviter le piège Belinda Bencic tandis que Kristina Mladenovic a fait ce qu’elle a pu face à Serena Williams. 

Cilic à la trappe, Zverev aussi

Alors que les têtes de série tombaient les unes après les autres côté femmes, le scénario a semblé se répéter chez les hommes. Hormis l’abandon de Dominic Thiem face à Marco Baghdatis au premier tour, l’énorme surprise est venue de Marin Cilic qui, après avoir mené deux sets à rien, s’est complè­te­ment déréglé face au terrien Guido Pella. Un gros coup dur pour le numéro 3 mondial, fina­liste en titre et tout récent vain­queur du Queen’s. Moins surpre­nant, la défaite de Grigor Dimitrov face au reve­nant Stan Wawrinka. L’irrégularité chro­nique du bulgare ne surprend malheu­reu­se­ment (presque) plus personne. La dernière grosse surprise est venue d’Alexander Zverev, toujours en grande diffi­culté sur les tour­nois du Grand Chelem. Probablement touché par un virus, l’al­le­mand a subi la loi du toujours surpre­nant Ernests Gulbis, déjà tombeur de Del Potro l’année passée. 

Le « Big 3 » au rendez‐vous

Novak Djokovic, Rafael Nadal et Roger Federer ont tous les trois passé une première semaine rela­ti­ve­ment tran­quille. Les trois joueurs les plus titrés du circuit sont aussi les grands favoris pour soulever le trophée à Londres. Si le suisse semble le mieux placé avec un tableau plus favo­rable grâce à la défaite de Marin Cilic, les deux autres sont, pour le moment, dans une excel­lente forme. Le serbe a parfai­te­ment éteint le britan­nique Kyle Edmund hier (samedi) au troi­sième tour alors que celui‐ci avait remporté le premier set dans un match piège. Nole monte indé­nia­ble­ment en puis­sance et tout le monde devra se méfier d’un Djoker en quête de victoire depuis plus d’un an. De son côté, le numéro 1 mondial n’avait même jamais perdu aussi peu de jeux à ce stade de la compé­ti­tion (26) comme vous pouvez le constater avec l’illus­tra­tion ci‐dessous (une erreur s’est glissée, 2003 étant 2008) :

Les fran­çais auront fort à faire

Il y aura donc trois fran­çais en deuxième semaine sur le gazon londo­nien. Le premier qualifié est Gaël Monfils qui, comme d’ha­bi­tude, est là où l’at­tend le moins. Avec une prépa­ra­tion écourtée, on ne pensait pas que la Monf serait en mesure de disposer aussi faci­le­ment de son pote Richard Gasquet, deux fois demi‐finaliste à Wim’. Paradoxalement, c’est face à un terrien, Paolo Lorenzi, que le pari­sien a eu le plus de mal en 32ème de finale. Au troi­sième tour, c’est le demi‐finaliste 2017, Sam Querrey, qui a subi la loi du fran­çais. Il devra à nouveau défier un grand serveur face à Kevin Anderson, un tirage diffi­cile mais abor­dable pour le plus surpre­nant des trico­lores. Adrian Mannarino aura lui une montagne face à lui avec le tenant du titre et huit fois vain­queur du tournoi, Roger Federer. Petite lueur d’es­poir, le set pris par le fran­çais au suisse sur le tournoi de Bâle en fin d’année 2017 malgré une défaite à l’ar­rivée. L’autre joueur qu’on atten­dait pas à ce stade du tournoi est sans aucun doute Gilles Simon qui n’est pas un grand fana­tique du jeu sur gazon même si son éter­nelle intel­li­gence de jeu lui permet de battre des adver­saires comme Basilashvili, Berrettini et Ebden. Contre Juan Martin del Potro en huitièmes, le niçois devra jouer son meilleur tennis s’il veut faire vaciller la tour de Tandil qui n’a fait aucun cadeau à Benoît Paire en seizièmes.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.