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Roger Federer : « Le chemin est loin d’être terminé ! »

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En confé­rence de presse, Roger Federer a pris avec philo­so­phie sa défaite en finale de Wimbledon face à Novak Djokovic, ce dimanche. Le Suisse estime être passé tout près et continue à croire en ses chances de remporter un nouveau titre du Grand Chelem. Vaincu, oui. Mais pas abattu.

Roger, que penses‐tu de ce match avec le faible recul que tu peux avoir, là, maintenant ?

Comme vous pouvez l’ima­giner, je suis vrai­ment déçu de ne pas avoir été récom­pensé par la victoire. Novak l’a méritée, mais c’était très serré. C’était un match qui avait tout pour les fans. Vraiment un match inté­res­sant selon moi. Je n’ai pas eu l’im­pres­sion d’avoir joué mon tout meilleur tennis – je n’ai pas réussi à le breaker pendant trois sets. Ce n’est qu’à partir du quatrième que j’ai compris comment retourner ses services. C’est quand même éton­nant car nous nous sommes joués pas mal de fois. Mais il ne donnait pas de points gratuits. Mais c’était un super match et j’ai apprécié d’y parti­ciper. Je continue à y croire et à jouer un tennis offensif. 

Tu avais l’oc­ca­sion de devenir le seul joueur à avoir jamais remporté huit fois Wimbledon…
Oh, j’en ai déjà gagné sept. Ce n’est pas comme si j’en avais besoin d’un autre. Mais ça aurait été incroya­ble­ment génial d’en gagner un de plus.

Tu n’as pas l’im­pres­sion d’être passé à côté de ta toute dernière chance ?

Vous auriez pu me poser cette ques­tion en 2003. On ne sait pas. On ne peut jamais savoir. Il faut juste attendre et voir. Il n’y a pas de guaran­ties à ce que vous soyiez jamais à ce niveau à nouveau. Mais il y a peut‐être encore beau­coup plus à venir. On ne sait pas. En tout cas, je suis heureux de constater que quand tout va bien physi­que­ment, je peux encore produire un tennis effi­cace comme ces deux dernières semaines. Cela me fait penser que le chemin est loin d’être terminé.

On a vu pas mal de jeunes joueurs – Raonic, Dimitrov, Kyrgios… – s’illus­trer cette semaine. Comme les considères‐tu ?

Je ne sens pas une énorme menace. Comparés à nous, Rafa, Novak ou Murray, nous avons tous percé plus tôt. Moi, j’avais 20 ans quand j’ai commencé à jouer mon meilleur tennis. Eux sont déjà plus vieux. Il y a plein de très bons joueurs, ils sont tous incroya­ble­ment forts, mais ils sont aussi un peu inter­chan­geables, d’une certaine manière. Je sens que si je joue bien, je peux toujours être en contrôle du match face à eux.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.