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Rybakina, fina­liste et née en Russie : « J’ai de la peine pour les joueurs qui n’ont pas pu venir ici »

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Sport vision

En déci­dant d’ex­clure les joueurs russes et biélo­russes, le All England Lawn Tennis and Croquet Club ne s’at­ten­dait sans doute pas à ce qu’une joueuse née à Moscou, Elena Rybakina, se hisse en finale. Après sa victoire contre Simona Halep, la 23e mondiale, natu­ra­lisée Kazakh il y a quelques années, a fait comprendre qu’elle avait marre de répondre toujours aux mêmes ques­tions depuis le début de la quin­zaine, même si elle a quand même exprimé de la compas­sion pour ses ex‐compatriotes. 

« J’ai déjà répondu à ces ques­tions : je joue déjà depuis long­temps pour le Kazakhstan. Je suis vrai­ment heureuse de repré­senter le Kazakhstan. Ils ont cru en moi. Il n’y a plus de ques­tions à avoir sur ce que je ressens. J’ai joué aux Jeux Olympiques, en Fed Cup pour ce pays (…) Qu’est‐ce que cela signifie pour vous « ressentir » ? J’ai de la peine pour les joueurs qui n’ont pas pu venir ici, mais j’aime juste jouer ici sur la plus grande scène, profiter de mon temps et essayer de faire de mon mieux. »

Elle affron­tera Ons Jabeur samedi en finale. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.