Wimbledon 2004, US Open 2006, Open d’Australie 2008, tous les deux ans, Maria Sharapova remporte un tournoi du Grand Chelem. En Australie et à Roland‐Garros, ça n’est pas passé, Masha tentera donc sa chance à Wimbledon. Pour un retour aux sources après sa blessure à l’épaule ?
2004 : Maria Sharapova remporte Wimbledon et semble envoyer aux oubliettes la vieille garde, symbolisée par son adversaire déchue Serena.
Pourtant, en 2010, Serena est toujours là, au firmament du tennis féminin qui plus est, et Sharapova n’est que numéro 17, la faute à une épaule capricieuse et des résultats en dents de scie. D’ordinaire redoutable sur gazon, Sharapova a déçu lors de ses dernières sorties à Wimbledon, avec des éliminations prématurées au deuxième tour contre Kudryavtseva et Dulko. Mais quelque chose flotte dans l’air, comme un parfum de résurrection pour Sharapova, qu’elle a laissé voir à Roland‐Garros et Birmingham, et qui pourrait prendre forme pour son Grand Chelem préféré.
Sharapova file un bon coton et sa sortie du top 20 pourrait l’alléger d’un poids qui a parfois plombé ses épaules dans les grands moments. Au niveau jeu, Sharapova a tout pour aller loin sur herbe : grande, régulière au service, très rapide d’exécution surtout avec son revers tonitruant, la Russe a amélioré son jeu au filet qui, s’il n’est pas le plus élégant, s’avère souvent diablement efficace. Si Sharapova ne tombe pas sur un os lors des deux premiers tours, qui pourrait lui rappeler ses échecs des deux éditions précédentes, elle montera en puissance et sera de plus en plus redoutable au fil des matches.
Publié le jeudi 17 juin 2010 à 15:43



