Pas franchement dans un grand jour, Richard Gasquet a su se faire violence pour éliminer Marcel Granollers au premier tour de Wimbledon. Plombé par un début de match raté, le Français a eu besoin de 3h de jeu pour l’emporter, 6–7(2) 6–4 7–5 6–4. Il faudra faire mieux mercredi face au Japonais Go Soeda.
Il y a des jours où les sensations sont mauvaises. Ajoutez à cela la nervosité d’un premier tour de Grand Chelem et un adversaire plutôt à l’aise sur gazon, vous obtenez la définition par excellence du match piège. Aujourd’hui, Richard Gasquet a failli tomber dedans. Mais avec son expérience et sa confiance de Top 10, le Français a sur faire le dos rond.
Et pourtant, c’était franchement mal parti. Privé de sensations en coup droit, coincé loin derrière sa ligne, Gasquet subit dans un premier set où il laisse filer beaucoup trop d’occasions. Tout le contraire d’un Granollers opportuniste qui provoque sa chance et va chercher les points au filet. C’est presque logiquement que la première manche lui revient, bien aidé par un Gasquet passé complètement à côté de son tie‐break. Après 50 minutes de jeu, l’inquiétude est de mise côté français, tant le niveau de jeu comme le body language sont négatifs.
Mais en membre régulier du Top 10 qu’il est depuis 6 mois, Gasquet redresse la barre. Décidé à en mettre un peu plus dans ses frappes, le Français se fait violence pour avancer dans le terrain. Si les déchets sont encore bien plus nombreux que d’ordinaire tant au retour qu’en fond de court, le numéro 9 mondial gagne les points qui comptent. Il s’adjuge ainsi le second set 6–4, puis le 3e 7–5. Le plus dur est fait.
Car lorsque Granollers fatigue, Gasquet capitalise. Décidé à ne plus lâcher sa proie, le Frenchy breake d’entrée de 4e set, tient son avance jusqu’au bout et conclut sur un ultime service gagnant. C’était long (3h01), poussif et douloureux. Mais comme le disait Brad Gilbert et son fameux « Win ugly », l’essentiel n’est pas de briller, mais bien de gagner.
Publié le mardi 25 juin 2013 à 20:14



