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Tsonga en patron

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Jo Wilfried Tsonga se qualifie pour le deuxième tour à Wimbledon. Solide, le Français élimine Lleyton Hewitt, en trois sets, 6–3, 6–4, 6–4, en 1h58 de jeu. Incertain jusqu’au dernier moment, Jo rassure tout son monde et réalise une entrée en matière plus que convaincante.

Une histoire de petit doigt. Si petit et pour­tant si contrai­gnant jusqu’à la veille de rentrer sur le court central. Après un superbe Roland Garros, si près de l’ex­ploit contre Djokovic, Tsonga redes­cend sur terre. Pis, il se blesse et contracte une entorse au petit doigt droit, à dix jours du début de Wimbledon. La tuile. Sera t‑il prêt pour disputer les Internationaux de Grande Bretagne ? Si oui, pourra t‑il défendre toutes ses chances avec seule­ment deux matchs sur herbe dans les jambes et sans réel entraî­ne­ment du côté de Londres ? Des ques­tions que tout le monde se pose chaque jour qui précède cette édition de Wimbledon. Et bien les réponses ont été claires. Sur le court central, Jo s’est montré très solide, se rappe­lant aux bons souve­nirs d’un quart magique contre Federer. Tsonga s’im­pose en patron contre Hewitt. Trois sets, 6–3, 6–4, 6–4, en un peu moins de deux heures. Juste le temps de nous faire comprendre que le Manceau se sent bien et prêt à réaliser un grand tournoi.

« J’ai breaké Hewitt au bon moment », souligne le Français, au sortir de son match. Dans les faits, ça donne trois breaks, un dans chaque manche. Et à chaque fois au milieu du set. Le coup d’ac­cé­lé­ra­teur parfait et soudain qui assomme l’ad­ver­saire. Un jeu de retour effi­cace et un service au rendez‐vous qui lui permet de glaner 82% des points derrière sa première balle. Dans les échanges, le sixième mondial arrive aussi à faire déjouer le stra­tège austra­lien. Ce dernier craque régu­liè­re­ment face à la puis­sance du Français. Car c’est Jo qui trouve la solu­tion et qui finit par balader son adver­saire sur le court. Il y a dix ans, Hewitt rempor­tait Wimbledon. Aujourd’hui, l’Australien n’a plus les armes pour bous­culer un joueur du calibre de Tsonga. Sans certi­tude, Jo rend une copie presque parfaite. Solide et agressif, il claque même 61 coups gagnants contre seule­ment 12 dans la besace de Lleyton. Si son petit doigt lui avait présagé un pareil premier tour, Jo aurait sûre­ment signé de suite.

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Heureux de ne pas avoir passé trop de temps sur le court