Un coup d’oeil rapide aux statistiques permet de mieux comprendre la tâche qui attend Jo‐Wilfried Tsonga… Être dans la partie de tableau d’Andy Murray, c’est plus positif que d’être dans celle de Novak Djokovic et Roger Federer. Néanmoins, face à l’Ecossais, Jo ne part pas favori. Déjà opposé à six reprises, il n’a gagné qu’une fois – et encore, c’était lors de son épopée australienne… en 2008. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Et Andy l’a battu en demi‐finale, à Montréal 2009, 6–4, 7–6(8) ; en quarts, à Wimbledon 2010, 6–7(5), 7–6(5), 6–2, 6–2 ; à Shanghai, en 2010, 6–2, 6–2 ; et en finale du Queen’s, en 2011, 3–6, 7–6(2), 6–4.
L’espoir pour Jo ? D’une part, l’élimination de Rafael Nadal lui permet d’arriver en demie en ayant limité les dépenses d’énergie, non physique, mais mentale – le fameux influx nerveux. On sait la difficulté pour un joueur d’aligner de grandes performances, puisqu’après une victoire formidable et l’adrénaline qui va avec, il faut être capable de se remettre dans sa bulle, pour s’en offrir une nouvelle. D’autre part, on le sait capable de sortir une grande performance dans un tournoi du Grand Chelem – il le fait d’ailleurs avec régularité. A Roland, il n’avait pas très bien joué aux tours précédents ; mais a su se transcender pendant deux sets face à Novak Djokovic, jusqu’à passer à un point du match. Croisons les doigts pour qu’il soit dans une perspective similaire vendredi… avec un sort plus favorable !
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Publié le jeudi 5 juillet 2012 à 09:36


