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Errani, au firmament !

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Ce mercredi 12 décembre, WLT remet son Award de la surprise mascu­line de l’année et de la surprise fémi­nine de l’année.

La surprise, une notion qui peut recouper des réalités bien diffé­rentes, tant ses sono­rités varient d’un lecteur à l’autre. La surprise de l’année récom­pen­sera un(e) athlète qui a réussi une saison qu’on ne l’ima­gi­nait pas réussir. Ce peut être un joueur qui était mal classé et qui s’est hissé très haut dans la hiérar­chie mondiale. Un joueur qui était au top et qu’on ne pensait pas capable de se main­tenir à ce niveau. Un joueur qui nous a étonné par sa capa­cité à sortir du lot, lors même qu’il n’y parve­nait plus depuis quelque temps. Un joueur qui s’est révélé tout au long de ces 12 mois.

Que celui qui n’a pas été étonné par cette fille… se taise à jamais ! Sara Errani. Et oui, l’Italienne est bien l’une des surprises de l’année, si ce n’est LA surprise. Tenez‐vous bien, mi‐janvier, elle était 47ème joueuse mondiale. 12 mois plus tard… La voilà sixième au clas­se­ment WTA ; quart de fina­liste à l’Open d’Australie, sur dur ; fina­liste à Roland Garros ; demi‐finaliste à l’US Open ; vain­queur de quatre tour­nois supplé­men­taires ; numéro un mondiale en double ; vain­queur, dans cette disci­pline, de huit tour­nois, dont Roland Garros et l’US Open, et fina­liste à l’Open d’Australie ; et présente, en simple et en double, au Masters de fin d’année. 

Sur le plan du palmarès, tout confondu, c’est peut‐être non seule­ment la surprise, mais aussi la joueuse de l’année… Une progres­sion expli­quée un temps par un chan­ge­ment de raquette – Babolat peut se frotter les mains. Un autre par le travail formi­dable accompli avec Pablo Lozano, son entraî­neur. « Sara est un exemple pour nous tous, son amour du tennis est incroyable et elle a toujours dépassé toutes mes attentes », explique d’ailleurs celui‐ci. Un dernier, plus sour­nois, par quelques suspi­cieux qui firent émerger une possible colla­bo­ra­tion de l’Italienne avec un certain docteur Del Moral, suspendu à vie par l’agence anti­do­page améri­caine. A quoi Errani répond : « C’était le meilleur docteur quand j’étais à Valence et c’est pour cela que j’ai travaillé avec lui. Mais main­te­nant, ce n’est plus un bon nom (sic). Bien sûr que je ne vais pas conti­nuer à travailler avec une personne qui est impli­quée dans ce genre d’af­faires… » Mais l’on n’en sait pas plus et peut‐être n’y a‑t‐il stric­te­ment rien de plus à savoir.

En atten­dant, Sara Errani s’est attirée l’ad­mi­ra­tion des plus grandes. Serena Williams expli­quait à l’orée des demi‐finales de l’US Open : « Errani est une sacré battante, qui a une belle atti­tude sur le terrain et qui croit en elle. Je pense que quand on croit en soi on peut réaliser ce que l’on veut. J’adore son atti­tude, ça m’ins­pire. Elle joue très bien, une finale à Roland Garros et main­te­nant une demi‐finale ici. Je ne peux pas la sous‐estimer. Ce n’est pas par chance qu’elle est à ce niveau. » Et oui. Rien que ça. L’intéressée ne peut que confirmer vivre un rêve éveillé : « Les deux semaines de Roland Garros ont été incroyables pour moi. Cela a un peu changé ma menta­lité car je suis entrée dans le top 10. Vous devez aborder diffé­rem­ment les tour­nois. C’est très agréable pour moi d’être dans ce top 10. C’est un rêve, et je veux conti­nuer comme cela. »

En atten­dant, espé­rons que Sara Errani confirme cette dyna­mique assez excep­tion­nelle et nous surprenne, l’année prochaine, par sa constance.

Les WLT Awards sont orga­nisés en parte­na­riat avec « Roger, mon amour », le livre tennis événe­ment sur Roger Federer.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.