Ce mercredi 12 décembre, WLT remet son Award de la surprise masculine de l’année et de la surprise féminine de l’année.
La surprise, une notion qui peut recouper des réalités bien différentes, tant ses sonorités varient d’un lecteur à l’autre. La surprise de l’année récompensera un(e) athlète qui a réussi une saison qu’on ne l’imaginait pas réussir. Ce peut être un joueur qui était mal classé et qui s’est hissé très haut dans la hiérarchie mondiale. Un joueur qui était au top et qu’on ne pensait pas capable de se maintenir à ce niveau. Un joueur qui nous a étonné par sa capacité à sortir du lot, lors même qu’il n’y parvenait plus depuis quelque temps. Un joueur qui s’est révélé tout au long de ces 12 mois.
Classé au 19e rang mondial à l’issue de la saison 2011, Richard Gasquet avait retrouvé sa place de Top 20. Cette année, le Français a fait mieux que se maintenir. Auteur d’une belle saison marquée par quelques perfs de‐ci de‐là et surtout une très belle régularité, Richie termine l’année dans le Top 10 (10e). Une bonne surprise !
Depuis sa malheureuse « affaire » en 2009, Richard Gasquet courait après son niveau et surtout sa régularité de 2007, cette très belle saison qui avait fait de lui un solide membre du Top 10 mondial. Après sa reconstruction de 2010, le Français avait semblé toucher à nouveau ses limites en 2011, gagnant rarement contre plus fort que lui et perdant encore trop souvent des matches où était pourtant favori. Mais cette saison, Gasquet a réussi à gommer quelques unes de ces imperfections qui l’empêchaient de grimper vraiment au classement.
Avec l’aide de Riccardo Piatti et Sébastien Grosjean, l’ex‐7e mondial a perfectionné ce coup droit qui lui coutait tellement de points, voire de matches ces dernières saisons. Jouée en avançant, cette frappe est désormais beaucoup plus efficace, tant en longueur qu’en puissance. De point faible, Gasquet a réussi à transformer ce coup en vrai atout dans son jeu. Mieux, d’un point de vue mental, il s’est dans l’ensemble montré beaucoup plus accrocheur que par le passé. En témoigne notamment cette statistique : en 2012, le Français a gagné 10 des 15 matches en trois sets qu’il a disputés (format en deux sets gagnants). Ce refus de la défaite face à des joueurs supposés moins forts lui a souvent permis de se sortir de situations compliquées (Haas à Roland Garros, Nieminen à Bangkok…).
C’est à tous ces progrès que Gasquet doit sa remontée dans le Top 10. Huitième de finaliste dans les 4 tournois du Grand Chelem, finaliste à Toronto (Master 1000) et vainqueur à Bangkok, l’élève de Riccardo Piatti a gagné 42 matches cette année, son 2e meilleur score en la matière après 2007 (49 victoires). Si bien des choses sont encore perfectibles, cette belle progression pourrait permettre à Gasquet de viser encore plus haut en 2013. « Dans l’ensemble, c’était une bonne saison, je ne peux pas me plaindre » déclarait‐il récemment. Même s’il y a un match que je voudrais annuler, à savoir celui que Mayer à Wimbledon. Je n’aurais pas dû laisser passer cette occasion. D’un autre côté, il y a eu de très bons souvenirs : je pense à ma victoire contre Tipsarevic à Melbourne, celle contre Murray à Rome… À Toronto, j’ai aussi battu Berdych, Isner et Fish sur une surface rapide, c’était pas mal. Maintenant en 2013, j’aimerais rejouer une demi‐finale en Grand Chelem. Je pense que c’est un objectif réalisable. » Il n’y a plus qu’à !
Les WLT Awards sont organisés en partenariat avec « Roger, mon amour », le livre tennis événement sur Roger Federer.
Publié le mercredi 12 décembre 2012 à 15:05


