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Barty, une numéro 1 de caractère



Lauréate à 23 ans de son premier tournoi du Grand Chelem à Roland Garros à l'occasion de sa toute première finale en majeur, Ashleigh Barty est devenue pour la première fois de sa jeune carrière numéro 1 mondiale après son titre remporté sur le gazon de Birmingham face à l'Allemande Julia Georges. Joueuse atypique du circuit, l'Australienne n'a pas eu un parcours comme les autres pour arriver au sommet du circuit professionnel féminin.

43 ans après la dernière femme australienne numéro 1 mondiale (Evonne Goolagong), Ashleigh Barty a succédé à l'une de ses idoles après son titre remporté sur le gazon de Birmingham, deux semaines après son premier sacre en Grand Chelem à la porte d'Auteuil. Ça commence à faire beaucoup pour une jeune joueuse qui a même préféré quitter le monde du tennis pendant deux ans afin de se consacrer à son autre passion, le cricket. Présentée comme la nouvelle star du tennis australien lors de ses années chez les juniors où elle remporte notamment Wimbledon en 2011 à l'âge de 15 ans, la native d'Ipswich a eu du mal à assumer ce statut et son passage chez les professionnels. Perdant peu à peu confiance en son jeu et ses qualités, elle décide en 2014 de stopper cette activité pour le cricket, un sport aux antipodes du tennis qui cultive le collectif et l'esprit de camaraderie.

Totalement séduite par cette philosophie, elle se consacrera à ce sport très populaire pendant près de deux ans avant de se rendre compte que la balle jaune lui manquait terriblement. Dès le début de la saison 2017, elle franchit un premier cap en se qualifiant pour le troisième tour de l’Open d’Australie. Le mois suivant, elle remporte son premier titre en simple à Kuala Lumpur avant d’offrir une belle résistance au troisième tour de l’US Open face à la future lauréate du tournoi, Sloane Stephens. Depuis, son ascension est fulgurante : "J’avais sans doute besoin d’un pas de côté pour réaliser à quel point j’aime ce sport. Je suis revenue au tennis avec une nouvelle vision des choses et une équipe formidable qui me pousse à exploiter au maximum mon potentiel." Un potentiel qui l'a amené en deux semaines a remporter un Grand Chelem et à monter sur le trône du circuit féminin.