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Alizé dans le vent !

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Alizé Cornet a remporté le titre au tournoi de Bad Gastein, dimanche. Son deuxième en carrière. L’état d’es­prit affiché ces derniers temps pousse à l’op­ti­misme. Qu’en penser ?

« Je me suis énor­mé­ment battue, j’ai essayé de rester calme et posi­tive et c’est ce qui m’a aidée. » Quatre ans. Quatre ans que ça ne lui était plus arrivé, de « rester calme et posi­tive », quatre ans qu’elle n’avait plus soulevé le socle d’un trophée… A Bad Gastein, en Autriche, Alizé Cornet a vécu une petite renais­sance. Elle qui poin­tait encore à la 117ème place en février dernier, elle qui avait perdu contre Claire Feuerstein pour ses débuts en 2012, à Auckland, elle qui était devenue, depuis trois saisons, le parangon du mental défaillant et de « cornet‐liens » scores, façon 6–0 0–6 0–6… La voilà qui renaît de ses cendres le temps d’une semaine, la voilà qui gagne enfin des matches, la voilà qui oublie ses pétages de plomb passés pour retrouver la confiance d’une championne. 

Alors, certes, la fébri­lité n’est jamais loin. Face à Yanina Wickmayer, on l’a sentie pas loin de tout lâcher en fin de deuxième set. Mais elle a su faire preuve de combat­ti­vité pour revenir, avant de s’im­poser. Ce n’est pas élégant, ce n’est pas beau à voir, mais ça fonc­tionne. Et depuis quelques semaines déjà, en fait. 16 victoires pour quatre défaites depuis fin avril. Résultat : elle atteindra, demain, la 58ème place, son meilleur clas­se­ment depuis janvier 2010. Le travail mené par Georges Goven aux côtés de l’ex‐11ème joueuse mondiale semble porter ses fruits. Les mots de la Niçoise l’illus­trent : « Cela fait quatre ans que je n’ai pas gagné un titre en simple, donc c’est juste du bonheur main­te­nant. Je suis telle­ment heureuse. Que demander de plus que de gagner ? » Quand on se rappelle son fameux : « Je suis une merde », lâché après une défaite 6–0 6–3 face à Cohen‐Aloro… On mesure le chemin parcouru. 

Alizé Cornet attaque donc sa saison sur gazon avec un maximum de confiance. Et il lui en faudra ! Elle n’a plus gagné un match sur cette surface depuis Wimbledon 2007. Gageons qu’avec ce trophée, elle réalise un premier pas vers une forme de rédemp­tion et la réap­pro­pria­tion du goût de la victoire. Suffisant pour envi­sager le succès sur une herbe qui se refuse à elle ? Nul ne le sait. Mais elle peut d’ores‐et‐déjà croiser les doigts pour une autre nouvelle posi­tive : la FFT a fait une demande de wild­card pour elle pour les Jeux Olympiques, en simple et en double, aux côtés de Kristina Mladenovic. A la Rédaction, on a souvent été critiques avec Miss Alizé, lui repro­chant de ne pas toujours se poser les bonnes ques­tions et travailler sur les bons axes – revers, mais où es‐tu ? Avec ce titre, on ose espérer une évolu­tion dans ce sens pour un avenir radieux ! Soufflons‐lui nos ondes les plus positives…

Alizé : « Je suis une merde »
Cornet va au bout !

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