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Après Sabalenka, l’Ukrainienne Oliynykova s’en prend à Bondar : « Cela équi­vaut à parti­ciper à un tournoi dans l’Allemagne nazie en et à être payé avec des bijoux volés aux Juifs assas­sinés dans les camps d’extermination »

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Oleksandra Oliynykova ne passe pas inaperçue sur le circuit WTA.

En plus de son look très atypique (tatouages, pier­cings), la joueuse ukrai­nienne est du genre brute de décof­frage lors de ses diffé­rentes prises de parole. 

Très engagée pour son pays dans la guerre avec la Russie, celle qui réside encore à Kiev et qui est parfois privée d’élec­tri­cité, de chauf­fage et d’eau n’hé­site pas à s’en prendre à certaines de ses collègues qui seraient, selon elle, en accoin­tance avec le régime de Vladimir Poutine.

Et après avoir qualifié Aryna Sabalenka de « dange­reuse » en raison de sa proxi­mité avec le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, très proche du Krelmin, l’ac­tuelle 91e joueuse mondiale a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne parti­ci­pera pas à la tradi­tion­nelle photo conjointe d’avant-match ni ne serrera la main de la joueuse hongroise, Anna Bondar, qu’elle doit affronter en huitièmes de finale du tournoi roumain de Cluj. 

« Anna Bondar a parti­cipé au tournoi North Palmyra Trophies en décembre 2022 – un événe­ment orga­nisé en Russie en totale viola­tion des sanc­tions et restric­tions inter­na­tio­nales impo­sées à l’État agres­seur. Le tournoi était financé par Gazprom, l’un des piliers finan­ciers clés de la machine de guerre russe. Ce sont les mêmes fonds que la Russie utilise pour tuer et mutiler les femmes et les enfants ukrai­niens. Ce sont les mêmes fonds utilisés pour détruire nos parents, frères et maris qui défendent leurs familles, leurs villes et leurs villages sur leur propre terre », a déclaré L’ukrainienne avant d’aller encore plus loin. 

« Se rendre en Russie en décembre 2022 pour parti­ciper à un tournoi et accepter de l’argent financé par Gazprom équi­vaut, d’un point de vue moral, à parti­ciper à un tournoi dans l’Allemagne nazie en 1941 et à être payé avec des bijoux volés aux Juifs assas­sinés dans les camps d’ex­ter­mi­na­tion d’Auschwitz et de Treblinka. C’est le même mal, mais 80 ans plus tard. »