Bartoli : « C’est une chose de jouer quand vous n’avez abso­lu­ment rien à perdre. C’en est une autre quand vous avez quatre Grands Chelems et que vous gagnez 55 millions de dollars par an »

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Impressionnée, comme beau­coup, par les parcours de Leylah Fernandez et d’Emma Raducanu à l’US Open, Marion Bartoli a quand même tenu à légè­re­ment nuancer. Pour Marion, jouer un tel tournoi en ayant rien à perdre et le disputer dans la peau d’une favo­rite avec toute la pres­sion que cela engendre sont deux choses tota­le­ment différentes.

Comparant dans un premier temps la situa­tion des deux adoles­centes à celle de Naomi Osaka, la Française pense que le plus dur reste à faire pour les deux fina­listes de l’US Open 2021.

« Tout d’abord, c’est une chose de jouer quand vous n’avez abso­lu­ment rien à perdre. C’en est une autre chose quand vous avez gagné quatre Grands Chelems, que vous gagnez 55 millions de dollars de revenus par an et que vous devez prouver et sentir que vous méritez cela chaque fois que vous jouez un match de tennis. Et c’est pour­quoi, pour moi, ce sera fasci­nant à voir, si elle conti­nuent à gagner. Elles vont avoir telle­ment de demandes, telle­ment de marques où l’on a l’im­pres­sion de leur devoir quelque chose ; vont‐elles jouer de la même manière, vont‐elles se comporter de la même manière sur le court et avoir toujours la même joie ? Donc pour moi, ça va être vrai­ment fasci­nant de voir l’évo­lu­tion de ces deux filles. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.