Caroline Garcia après sa grande annonce : « Je suis épuisée par l’anxiété, les crises de panique, les larmes avant les matchs. Et je suis fati­guée de vivre dans un monde où ma valeur est mesurée par les résul­tats de la semaine dernière, mon clas­se­ment, ou mes fautes directes »

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À bout physi­que­ment et menta­le­ment après une année déce­vante, Caroline Garcia a décidé de mettre un terme à sa saison. La numéro 1 fran­çaise n’a pas hésité à se confier dans un long texte posté sur les réseaux sociaux. 

« Cette année, mon état d’esprit a été toxique. J’ai perdu le plaisir d’être une joueuse de tennis et je suis devenue obstinée par le clas­se­ment et les victoires. Mes résul­tats n’ont pas été à la hauteur des objec­tifs que je m’étais fixés ou des attentes que j’avais (…) Je suis épuisée par l’anxiété, les crises de panique, les larmes avant les matchs. Fatiguée de manquer des moments en famille et de ne jamais avoir un endroit que je peux vrai­ment appeler chez moi. Je suis fati­guée de vivre dans un monde où ma valeur est mesurée par les résul­tats de la semaine dernière, mon clas­se­ment, ou mes fautes directes. Trop long­temps, j’ai laissé le tennis me consumer, subis­sant les hauts et les bas émotion­nels de chaque résultat. Mais je suis plus que ça, je suis plus que juste mes résul­tats tennis­tiques. Je suis une femme avec des valeurs, des talents, des passions, des défauts et des forces. Je ne suis pas parfaite, mais je fais de mon mieux. J’aimerais que ce soit facile de changer, de grandir, d’adopter un nouvel état d’esprit. J’aimerais pouvoir simple­ment entrer sur le court, jouer libre­ment, sourire et frapper mes meilleurs coups sous la pression. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.