Alors que le nombre de titres remportés dans les tournois du Grand Chelem est devenu un critère primordial pour classer les joueurs et désigner les meilleurs de l’histoire, Chris Evert a tenu à remettre certaines choses en perspective lors d’une interview accordée à Tennis365.
Selon elle, les joueuses de son époque étaient beaucoup moins focalisées sur ces tournois majeurs en raison d’une un contexte et d’une réalité radicalement différents à celle d’aujourd’hui. L’accent étant mis davantage sur la construction d’un circuit professionnel féminin viable et solide plutôt que sur la gloire personnelle.
« Gagner des tournois du Grand Chelem n’était pas une priorité pour nous à l’époque. Nous essayions de créer un circuit qui pourrait éventuellement permettre à 200 à 300 femmes de gagner leur vie. J’ai manqué 12 Opens d’Australie et trois Roland‐Garros, car notre priorité était de participer au Virginia Slims Tour et d’en faire une plateforme capable de soutenir le tennis professionnel féminin. Les hommes avaient des gens qui s’en occupaient pour eux, qui construisaient leur circuit. Nous devions le faire nous‐mêmes. C’est tout à l’honneur de Billie Jean King et des femmes qui ont ouvert la voie en créant un circuit professionnel qui a donné aux femmes une chance de bien gagner leur vie. Il n’y avait pas d’autre sport féminin professionnel à l’époque, et leur action a laissé un héritage qui a eu un impact non seulement sur le tennis, mais aussi sur de nombreux sports aujourd’hui. Notre sport a ouvert la voie, c’est indéniable. »
Publié le mercredi 18 juin 2025 à 17:47



