Clap de fin pour Ivanovic

87

Ce qui était offi­cieux devient offi­ciel. Alors que les rumeurs étaient inces­santes depuis plusieurs jours voire plusieurs mois, Ana Ivanovic a offi­cia­lisé la fin de sa carrière. La Serbe se retire du circuit à seule­ment 29 ans.

Pressenti depuis l’annonce d’un message à desti­na­tion de ses fans ce dimanche, Ana Ivanovic a annoncé sur les réseaux sociaux la fin de sa carrière à seule­ment 29 ans. « J’ai décidé d’arrêter ma carrière de joueuse de tennis profes­sion­nelle, ça a été une déci­sion diffi­cile. » Un choix qui s’explique par les nombreuses bles­sures ces dernières années. « J’ai commencé à rêver au tennis quand j’avais 5 ans en regar­dant Monica Seles à la télé­vi­sion. J’ai gagné 15 tour­nois, atteint trois finales de Grand Chelem, une finale de Fed Cup, j’ai joué tant de matchs mémo­rables. Mais atteindre ces sommets dans n’importe quel sport profes­sionnel requiert une forme physique opti­male. Il est de noto­riété publique que j’ai été affai­blie par des bles­sures et je ne peux seule­ment jouer que si je suis en pleine forme physique, ce qui n’est plus le cas, il est donc temps de passer à autre chose. »

Au sommet en 2008

Un an après sa finale perdue en 2007 contre Justine Henin, la Serbe remporte Roland Garros en 2008 à seule­ment 20 ans. Un succès qui lui avait permis de se hisser à la première place mondiale. Après une ascen­sion fulgu­rante, la native de Belgrade a eu du mal à confirmer, minée par les bles­sures à répé­ti­tion. Pourtant, l’espoir était revenu en 2014 (année de son 15e et dernier titre sur le circuit à Tokyo). Au terme d’une saison assez constante, elle avait parti­cipé au Masters de Singapour. Néanmoins, c’’est seule­ment sept ans après son seul titre du Grand Chelem qu’elle retrouve le dernier carré. Une fois encore, c’est du côté de la Porte d’Auteuil qu’elle a atteint les demi‐finales en 2015, stoppée par Lucie Safavora.

Paris, son histoire d’amour

Justement. Ana Ivanovic et Paris, c’est une longue histoire d’amour. Quart de fina­liste dès sa première parti­ci­pa­tion en 2005 en s’offrant notam­ment Amélie Mauresmo, le public fran­çais était tombé sous le charme du minois de la Serbe. Si chaque année l’espoir d’un retour était toujours palpable, l’ancienne numéro un mondial a déçu. Mais la passion avait repris de plus belle lorsqu’elle avait retrouvé le dernier carré lors de cette saison 2015. Ses pépins ont fina­le­ment eu raison de sa carrière. Ses « Ajde » et son sourire vont person­nel­le­ment me manquer… Alors bonne conti­nua­tion Ana !

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.