Clijsters se paie Raducanu : « Je pense qu’il serait bon pour elle d’ap­prendre à se battre et à travailler dur pour établir une rela­tion plus durable en adop­tant une approche à long terme »

18148
Australian Open - Melbourne - 18�12025

Alors qu’Emma Raducanu a décidé il y a quelques jours de congé­dier un nouvel entraî­neur, Francisco Roig, avec qui elle colla­bo­rait depuis à peine six mois, le débat autour de sa consom­ma­tion exces­sive de tech­ni­ciens a refait surface. 

Après avoir viré pas moins de huit entraî­neurs depuis son fameux sacre à l’US Open 2021, la Britannique ne donne pas beau­coup de signe de stabi­lité. Une situa­tion inquié­tante pour l’an­cienne cham­pionne belge, Kim Clijsters, qui n’a pas hésité à dire ce qu’elle pense lors du dernier épisode de son podcast, Love All.

« Quand j’en­tends ce genre de choses, je suis curieuse de savoir qui prend ces déci­sions. Est‐ce elle ? Son agent ? Son père ? Il y a beau­coup de choses qui m’in­triguent dans cette situa­tion. Qui prend ces déci­sions à sa place ? Qui la fait pani­quer si rapi­de­ment ? Elle a eu de très bons entraî­neurs avec lesquels elle a travaillé dans le passé, des entraî­neurs qui prennent leur temps et comprennent que le déve­lop­pe­ment et l’ajus­te­ment de la tech­nique et du jeu tactique prennent du temps. Travailler là‐dessus prend du temps. Pour moi, c’est presque comme dans un club de foot­ball. C’est comme quand une équipe réalise quelques mauvais matchs en début de saison et qu’ils viennent d’en­gager un nouvel entraî­neur, puis, après quelques matchs, ils perdent, ils le virent et passent au suivant.
Je pense qu’il serait bon pour elle d’ap­prendre à se battre et à trouver quel­qu’un avec qui elle s’en­tend vrai­ment bien, puis de travailler dur pour établir une rela­tion d’en­traî­ne­ment plus durable et d’adopter une approche à long terme, ou que la personne qui prend cette déci­sion l’adopte. Il faut du temps à un entraî­neur pour faire son travail, n’est‐ce pas ? Il s’agit de trouver l’équi­libre entre donner du temps pour faire confiance à l’en­traî­neur et donner du temps pour que l’en­traî­neur puisse produire ses effets. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.