Onzième mondiale en février, Alizé Cornet est cette semaine 27ème au classement WTA. La Niçoise, interrogée par RMC, est revenue sur sa première moitié de saison, où elle est passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
Arrivée à Cincinnati pour son premier tournoi de l’US Open Series, Alizé Cornet est quelque peu dans le brouillard. Gonflée à bloc en début de saison, l’ancienne numéro 1 française a dû revoir ses ambitions à la baisse après un printemps catastrophique. Sur RMC, la Niçoise a conté le bilan de sa première moitié de saison.« J’ai fait un très bon début de saison, notamment en Australie. Le match contre Safina fait beaucoup de mal », a avoué la Française, qui s’était incliné 6–2, 2–6, 7–5 contre la future finaliste en huitièmes de finale du premier Grand Chelem de la saison après avoir eu deux balles de match. « Mais encore plus que ce match, ma blessure à l’épaule, qui a duré deux à trois mois, m’a vraiment plombé. Ce n’était pas évident de continuer à jouer en ayant mal. A la sortie de la blessure, ce n’était pas évident de bien jouer. J’ai commencé à enchaîner les mauvais résultats à partir d’Indian Wells. Ça fait quatre mois que je traverse une mauvaise passe. Heureusement avant de partir en vacances, j’ai fait les demies à Bad Gastein. Ça m’a redonné un peu confiance »
Alors qu’elle va enchaîner Cincinnati, Toronto, New Haven et l’US Open, la jeune Française de 19 ans reste sur la réserve. « J’arrive aux États‐Unis sans a priori, sachant que chaque match gagné sera un bonus. Je me sens plutôt bien. Moralement, j’arrive à relativiser les défaites, en tirer du positif pour aller vers l’avant. » En larmes après certaines défaites, voire lors de fins de matchs, Alizé ne souhaite pas se cacher. « Mon attitude sur le terrain ne me plaisait pas du tout, et si j’avais été un spectateur, je n’aurais pas du tout apprécié ce type comportement. Wimbledon a été un électrochoc. C’était la goute d’eau qui a fait déborder le vase. Je vais fermer ma bouche, rester calme, et digne. Perdre ou gagner est important, mais être digne sur le terrain également. C’est aussi là qu’on voit les championnes. »
Pas encore une légende du tennis, la Française souhaite repartir de l’avant, en donnant un deuxième souffle à sa carrière, alors que de nombreuses joueuses de sa génération, Sorana Cirstea, qui l’a battu à Roland Garros, ou encore Urszula Radwanska, pointent le bout de leur nez. « J’essayerai de relativiser plus rapidement, pour pouvoir mieux me sortir de ce genre de situation. Je ne sais pas mettre de mots sur ce que je vis actuellement. Je suis montée très vite. L’année 2008 a été relativement exceptionnelle. J’ai été 11ème mondiale en février. Je n’avais jamais eu de coup de barre. C’est là où l’on voit les joueuses qui savent revenir plus fort sur le court. Je crois que j’en ai les moyens, j’ai une grosse force mentale. Il ne me reste plus qu’à le prouver. Je ne me cherche pas d’excuses. J’assume le fait d’avoir un coup de moins bien, je ne suis pas un robot. Ça peut arriver à tout le monde. »
Publié le samedi 8 août 2009 à 19:25


