Garcia : « Je me foca­lise plus sur mon jeu »

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A la suite de son sacre à Wuhan, le plus impor­tant de sa carrière, Caroline Garcia s’est confiée à WTA Insider. La Lyonnaise y évoque notam­ment le chemin parcouru depuis avril où elle était blessée au dos. Morceaux choisis.

Sur le chemin parcouru, elle qui avait des problèmes au dos en avril dernier…

« Lorsque votre corps vous pose des problèmes, cela génère de la frus­tra­tion. Je ne pouvais rien faire, je ne pouvais pas être perfor­mante sur le cout. Je n’arrivais plus à avoir une vie normale, c’était très frus­trant. Je n’arrivais pas à trouver la solu­tion pour que je me sente mieux. Mais nous avons continué, nous avons essayé plusieurs choses et progres­si­ve­ment, la situa­tion s’est améliorée. C’était beau­coup de travail et parfois je ne suis pas toujours patiente. J’étais telle­ment frus­trée car je n’en voyais pas la fin. Mes parents m’ont beau­coup aidé à comprendre comment cela fonc­tion­nait. Ce fut un processus diffi­cile, mais leur aide fut précieuse. Progressivement, mon dos allait mieux, j’ai retrouvé de la confiance en mon corps et je pouvais être de nouveau perfor­mante sur le terrain. »

Sur le déclic vécu à Roland Garros…

« Roland Garros m’a beau­coup aidé. J’ai essayé d’aborder ce tournoi un peu de manière diffé­rente de ce que je faisais aupa­ra­vant. Cela m’a aidé dans mon quoti­dien. C’est quelque chose que je dois pour­suivre, mais cela a été un véri­table chan­ge­ment pour moi dans ma manière d’aborder les matchs. Je me mets moins d’attente et je me foca­lise plus sur mon jeu. Cela fait toute la différence. »

Sur le fait que ce soit le plus gros titre pour le tennis féminin fran­çais depuis Marion Bartoli à Wimbledon 2013…

« C’est toujours bien de remporter un titre, peu importe son impor­tance. Un titre est un titre. Finir une semaine invaincue, ça n’arrive pas souvent, sauf si tu t’appelles Serena Williams. Le tennis féminin fran­çais a connu des années diffi­ciles dans le passé, mais une nouvelle géné­ra­tion arrive. Nous avons enten­dons des choses néga­tives nous concer­nant, comme quoi nous n’étions pas aussi perfor­mantes que nos aînées. Il faut comprendre : Amélie Mauresmo, Mary Pierce et Marion Bartoli ont remporté des Grands Chelems. Il y a parfois des hauts et des bas entre les géné­ra­tions, mais nous arri­vons à notre rythme. Je fais mon chemin. »

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A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.