Hingis : « Les filles jouent trois fois sur quatre des balles à risque de n’im­porte où et n’im­porte comment »

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Numéro 23, Martina Hingis n’est plus sur les courts, elle y replon­gera un peu plus tard. On a la possi­bi­lité de pouvoir faire un long entre­tien avec elle au Paris Lagardère Racing. On fonce sur l’oc­ca­sion. Pendant plus d’une heure, la Suissesse livre son analyse du tennis féminin mais aussi sur une carrière plutôt dense, un moment qui restera dans nos mémoires tant Martina avait éclairé notre jeunesse.

Que penses‐tu du tennis féminin actuel ?
Au tennis, tu peux couvrir, au maximum, 80% du court, pour­tant, aujourd’hui les filles jouent trois fois sur quatre des balles à risque de n’im­porte où et n’im­porte comment. Souvent, il y a des séquences où elles ratent beau­coup sans se remettre en cause, sans essayer, derrière, de placer la balle dans le court. Ce sont des choses qui m’énervent.

Vraiment ?
Oui. C’est frus­trant car il peut y avoir des balles complè­te­ment incroyables, des points gagnants que je n’au­rais jamais imaginé tenter et, quelques instants plus tard, trois fautes gros­sières, ce n’est pas vrai­ment ma concep­tion du tennis, je n’ai pas eu cette éduca­tion tennistique.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.