Martina Navratilova se confie en marge de son docu­men­taire Netflix avec Chris Evert : « J’ai été menacée de deux ans de prison pour déser­tion. J’ai passé une semaine cachée, de peur que les Tchécoslovaques ne décident de m’enlever et de me ramener » 

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Récemment, un film docu­men­taire est sorti sur la plate­forme Netflix, mettant en valeur deux anciennes gloires du tennis féminin des années 80, Chris Evert et Martina Navratilova.

L’ancienne joueuse d’origine tchèque, déten­trice de 18 titres du Grand Chelem et actuel­le­ment citoyenne améri­caine, s’est livrée lors d’une inter­view partagé par le média Clay en marge de ce docu­men­taire sur les années diffi­ciles qu’elle a dû vivre durant sa jeunesse.

Elle a notam­ment évoqué la période qui a suivi sa déci­sion de devenir citoyenne améri­caine, dans un contexte géopo­li­tique parti­cu­liè­re­ment tendu en pleine guerre froide.

« J’ai été menacé de deux ans de prison pour déser­tion. J’ai passé une semaine caché, de peur que les Tchécoslovaques ne décident de m’en­lever et de me ramener. Et, en fait, ils m’ont suivi pendant un mois. Ma vie était un véri­table chaos. La soli­tude, c’était le prix à payer pour ma déser­tion. Les autres joueurs avaient leurs familles, mais la mienne n’a pas pu être là. Lors de mon premier tournoi gagné, je me suis accroché à un poteau, telle­ment j’étais seul. »

Des mots qui font froid dans le dos.

Sans aucun doute, cette période de la vie de Navratilova aura forgé son mental et aura joué sur la réus­site spor­tive qu’elle a connue à la suite de cet épisode de sa vie.

A propos de l’auteur

Antoine Touchard

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.