Ion Tiriac : « Durant sa carrière, Serena Williams avait le droit à neuf déro­ga­tions sur la liste des produits dopants pour soigner ses maladies »

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Lors de notre entre­tien à Bucarest avec Ion Tiriac il était impos­sible de ne pas parler de l’af­faire Simona Halep. Quand on évoque le sujet, Ion a rappelé certains cas dont celui de la joueuse américaine.

« Que l’on ne se méprenne pas concer­nant mes propos, il s’agit d’un fait. Durant sa carrière, Serena Williams avait le droit à neuf déro­ga­tions sur la liste des produits dopants pour soigner ses mala­dies, c’est un de plus que le dernier cham­pion olym­pique du 100 mètres, l’Américain Noah Lyles. Je connais aussi un joueur qui a une déro­ga­tion, et qui se fait une injec­tion par jour mais je ne donnerai pas son son nom car je l’aime beau­coup. (On pense forcé­ment à Zverev et son diabète, ndlr). La ques­tion que je me pose c’est comment tu peux décider d’en­trainer un enfant à fond pour en faire un cham­pion si tu sais qu’il a déjà neuf maladies. » 

Membre du comité olym­pique roumain jusqu’en 2000, Ion Tiriac avait démis­sionné suite à l’af­faire de dopage concer­nant une gymnaste roumaine. En effet, le CIO avait du retirer la médaille d’or du concours général indi­vi­duel à Andrea Raducan, posi­tive à la pseudo‐éphédrine. Convaincue de son inno­cence, Ion avait donc préféré ne plus s’im­pli­quer dans la lutte anti‐dopage au sein de l’agence olympique.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.