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Jabeur : « Quand quelqu’un me dit que je l’inspire, ça me motive encore plus à m’entraîner et donner l’exemple »

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Ons Jabeur est une vraie person­na­lité du circuit. Première joueuse arabe à atteindre le troi­sième tour d’un Grand Chelem (quart de finale à l’Open d’Australie en 2020), à entrer dans le Top 50 (39e) et première à disputer une finale WTA (Moscou en 2018), la Tunisienne de 25 ans (lauréate des juniors à Roland‐Garros en 2011) s’est confiée avec sincé­rité au quoti­dien britan­nique The Guardian.

L’actuelle 39e mondiale a conscience de ce qu’elle repré­sente pour son pays et son conti­nent : « Je suis fière de mes origines. Parfois quand on joue la Fed Cup, certaines équipes afri­caines viennent et veulent prendre des photos. Elles me demandent comme je joue. C’est vrai­ment inspi­rant pour moi. Quand quelqu’un me dit que je l’inspire, ça me motive encore plus à m’entraîner et à donner l’exemple. J’espère que nous verrons plus de joueurs et joueuses d’Afrique sur le circuit. »

Mais pour arriver à ce statut, la native de Ksar El Hellar a essuyé de nombreuses critiques dans sa jeunesse : « On trouve ces gens partout. Ils vous sous‐estiment. J’étais une grande gueule. Je parlais, je disais que je voulais gagner des Grands Chelems et les gens riaient et ne croyaient pas en moi. Mais certains croyaient en moi. Une fois, j’ai été opérée du poignet et les premiers jours où je suis revenue après cinq mois, je n’arrivais pas à jouer. Les balles volaient partout, je n’avais aucune sensa­tion. Les gens me regar­daient, se moquaient de moi et disaient : « Oui, elle doit arrêter le tennis. » Ces pensées m’ont rendu plus forte. »