Jason Stacy, coach d’Aryna Sabalenka : « Après sa défaite à Roland‐Garros, elle aurait peut‐être dû prendre un peu plus de temps avant d’aller en confé­rence de presse, pour pouvoir se calmer un peu »

1047

« Je n’ai aucune pensée, aucune émotion. Là tout de suite, j’ai juste envie d’arrêter le tennis », lâchait Aryna Sabalenka en confé­rence de presse après avoir tota­le­ment sombré et concédé les dix derniers jeux du match face à la Russe Diana Shnaider (23e mondiale) en quarts de finale de Roland‐Garros, le 3 juin dernier.

Co‐entraîneur de la numéro 1 mondiale, Jason Stacy, est revenu sur cette décla­ra­tion lors d’une inter­view accordée à Tennis365.

« Honnêtement, je ne pense pas qu’il y ait eu la moindre émotion derrière ces propos. Dans l’ensemble, j’ai compris ce qui se passait. Elle a simple­ment perdu ses repères. Évidemment, une partie de moi voulait courir à son secours. Évidemment, on veut toujours venir en aide et sauver les gens, mais il y a aussi cette autre partie qui dit : il faut simple­ment les laisser traverser ça et trouver leur propre solu­tion. Je me sentais mal, bien sûr, pour toute l’équipe, qui n’a pas apprécié de vivre ça, mais je ne me suis pas trop attardée là‐dessus. Peut‐être aurait‐elle dû prendre un peu de temps avant d’aller à la confé­rence de presse, pour pouvoir se calmer un peu, mais c’était vrai­ment tout frais, comme si elle sortait tout juste du court. Imaginez‐vous dans cette situa­tion. On traverse un très mauvais moment, et quelqu’un nous demande : ‘avec toutes ces grosses caméras braquées sur toi, tu vas t’ex­pli­quer pendant dix minutes après avoir vécu un très mauvais moment’ »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.