Accueil WTA Justine Henin: "Je peux être heureuse sans le tenni"

Justine Henin : « Je peux être heureuse sans le tenni »

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Justine Henin a accordé une ultime conférence de presse ce samedi à Roland Garros. Une dernière mise en point pour justifier sa décision. L’émotion de l’annonce est passée, place à une analyse plus en profondeur et plutôt très intéressante. Justine est une femme de 25 ans qui se pose des questions de femmes, du coup le tennis n’est plus sa priorité, c’est presque logique !

Cette annonce est digérée

Cela fait dix jours que j’ai annoncé que je prenais ma retraite, je n’ai pas le sentiment que ce soit la fin de quelque chose. J’ai simplement le sentiment que je vais continuer à véhiculer ces valeurs auxquelles je me suis attachées pendant ma carrière. C’est tout simplement une évolution logique. J’ai eu énormément de soutien de mon entourage, de mes fans qui ont compris cette décision, qui l’ont accepté et félicité. Je regarderai Roland Garros, je suis passionnée par le jeu, le beau jeu.

Le tennis n’est pas tout

Je me suis rendu compte que je pouvais être heureuse en faisant autre chose. Je n’ai aucun regret. Je quitte le tennis avec un grand sourire, car le tennis m’a donné beaucoup de joie, le tennis m’a beaucoup apporté. Peut-être que dans 6 mois, j’aurai des regrets. En tout état de cause, pour moi, c’est le bon moment de partir. Depuis dix jours, je vis très bien ma décision. Ce sera dans le temps que les manques se ressentiront peut-être.

S’effacer du classement

Je ne voulais plus voir mon nom au classement. Je suis très fiere de pouvoir prendre ma retraite à la place de joueuse numéro 1.  Je n’ai pas besoin de compétition pour être heureuse. Je n’ai pas besoin de jouer devant des milliers de gens. Je n’ai pas besoin de cela pour être vraiment heureuse. J’ai simplement besoin d’être moi-même.

Carlos Rodriguez

Ce qui va me manquer c’est la relation avec Carlos parce que jour après jour, on travaillait si dur, on a été si proches. Ce qui est important pour moi c’est que l’on va rester proche et nous allons travailler ensemble sur de nouveaux projets.

L’avenir du tennis en Belgique

Cela risque d’être difficile. J’espère que les gens ont pris conscience que Dominique , Sabine Appelmans, mes amis, et puis Kim et moi, ont été deux très belles générations, ces dix dernières années. On a apporté beaucoup au sport belge et à la Belgique en générale. Avec Kim, surtout ensemble, c’était unique. Maintenant, il y a Wickmayer, c’est une fille que j’aime beaucoup. Mais il faut être réaliste c’est un petit pays et ce n’est pas facile d’aller chercher des générations comme la notre deux fois de suite.

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