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Justine Henin : Retour sur une carrière exceptionnelle

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Le hasard a voulu que Justine Henin naisse en plein Roland‐Garros, un 1er Juin 1982. 25 ans plus tard, et une carrière histo­rique derrière elle, la Belge laisse le tennis féminin sans leader. Retour chro­no­lo­gique sur cette cham­pionne d’ex­cep­tion qui aura marqué l’his­toire du tennis grâce à un palmarès de tout premier ordre et une sortie « surprise » mais réussie. Respect Justine ! La carrière de Justine Henin débute véri­ta­ble­ment en 1997, année où la jeune Belge alors agée de 15 ans, remporte l’Orange Bowl, cham­pionnat du monde juniors et, surtout, le tournoi juniors de Roland‐Garros. Deux ans plus tard, le 1er février 1999, elle passe profes­sion­nelle et dispute sa première Fed Cup avec l’équipe natio­nale belge. Pour son entrée sur le circuit WTA, elle réussit l’ex­ploit de s’im­poser au tournoi d’Anvers, domi­nant la Française Sarah Pitkowski en finale.

Après une année 2000 déli­cate, la cham­pionne commence l’année 2001 tambour battant avec deux victoires succes­sives à Gold Coast et Canberra. Mais c’est à Roland‐Garros et Wimbledon que la Belge se révèle réel­le­ment au grand public, attei­gnant la demi‐finale à Paris et la finale à Londres. Suite à une saison pleine, elle atteint en 2002 la quatrième place mondiale en pleine période « soeurs Williams. »

La saison suivante est l’année de la révé­la­tion pour Justine Henin qui, suite à une victoire mémo­rable face à Serena Williams en finale de Charleston et un duel victo­rieux face à Kim Clijsters en finale de Berlin décroche pour la première fois le trophée pari­sien. C’est le 7 juin 2003, que la Famennoise, après avoir battu Serena Williams (encore) en demi‐finale et Kim Clijsters (encore) en finale, offre à la Belgique son premier titre dans un tournoi du Grand Chelem. Quelques jours plus tard, à Wimbledon, elle ira jusqu’en demi‐finale où Serena prendra sa revanche sur Roland‐Garros. La même année, elle réalise une tournée améri­caine excep­tion­nelle, décro­chant pas moins de trois nouveaux titres (sur trois tour­nois disputés). Le premier à San Diego (victoire finale face à Clijsters, le deuxième à Toronto (victoire en finale devant Lina Krasnoroutskaya) et le troi­sième à l’US Open, encore contre sa compa­triote flamande. Victorieuse de deux Grands Chelems et de cinq autres tour­nois, la cham­pionne décroche cette année là, la première posi­tion mondiale.

Malgré des victoires à Melbourne, à Sydney, aux Internationaux d’Australie, ou encore à Indian Wells, l’année 2004 est toute­fois plus compli­quée pour la numéro 1 mondiale qui doit faire face à un virus quelques jours seule­ment avant Roland‐Garros. Diminuée, Justine tombe au deuxième tour devant l’ Italienne Tathiana Garbin. Affaiblie mais motivée, elle prend tout de même la déci­sion de se rendre à Athènes pour les Jeux Olympiques où elle réalise « la plus belle victoire de sa carrière », décro­chant la médaille d’or face à Amélie Mauresmo.

Deux ans plus tard, à tout juste 24 ans, elle remporte sa troi­sième coupe Suzanne Lenglen, entrant défi­ni­ti­ve­ment dans le cercle des très grandes cham­pionnes. Un mois plus tard, elle rate de peu le doublé mythique Roland‐Garros – Wimbledon, coupée dans son élan par une Mauresmo intou­chable sur le gazon londonien.

Sans savoir que l’année 2007, sera sa dernière saison pleine, Justine Henin survole le circuit avec pas moins de 10 titres dont un quatrième Porte d’Auteuil, et un second à l’US Open, pour un bilan de 63 victoires en 67 matches. Pourtant, à mi‐saison son médecin, Serge Messens, envoyait déjà quelques pistes vers une possible fin de carrière : « « Ju » tient toujours bon, […] je dirais encore pour deux ans ».

Malgré un début d’année 2008 de qualité avec notam­ment des titres à Sydney et Anvers et un quart de finale à l’Open d’Australie, la lourde défaite face à Serena Wiliams à Miami coupe net la carrière de la cham­pionne. Humiliée et quelque peu déprimée, elle se donne un mois pour faire le point avant de revenir au tournoi de Berlin la semaine dernière. Mais une nouvelle fois écoeurée, cette fois‐ci par Dinara Safina, Justine Henin a senti que quelque chose s’était cassé.

Après deux gros revers consé­cu­tifs, sept ans sur le circuit profes­sionnel et 41 titres (dont 7 en Grands Chelems), la Belge dit « stop ». A presque 25 ans, la Famennoise quitte donc préci­pi­tam­ment les courts, lais­sant vacante sa première place mondiale.

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