Kostyuk : « C’est évident qu’il y a des tensions avec les Russes, nous ne sommes pas amis, nous sommes en guerre en ce moment »

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Sèchement battue par la Russe Potapova (1−6, 3–6) ce jeudi au deuxième tour du WTA 1000 de Miami, l’Ukrainienne Marta Kostyuk, qui a d’ailleurs refusé de serrer la main de son adver­saire à la fin de la rencontre (voir ci‐dessous), s’est exprimée en longueur en confé­rence de presse au sujet de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et son impact sur l’am­biance géné­rale. La 38e mondiale a égale­ment déploré l’at­ti­tude passive de la WTA depuis le début du conflit.

« Nous voulions une réunion avec le conseil d’administration et nous ne l’avons pas obtenue. Pas de réponse, rien, juste le silence. Avant qu’une réunion puisse avoir lieu, je ne pense pas que ce soit une bonne idée d’en parler.  Il y a beau­coup de choses au sujet desquelles je ne suis pas d’accord avec ce que fait la WTA. Cela ne va rien changer. Quoi que je dise, je récol­terai beau­coup de haine. Mais un aver­tis­se­ment ? Peu importe. Vous pouvez suspendre quelqu’un, je ne sais pas. Je ne peux pas faire de commen­taires à ce sujet, c’est juste drôle », a déclaré l’Ukrainienne avant de revenir sur les tensions au sein du vestiaire. « C’est évident qu’il y a des tensions, nous ne sommes pas amis, nous sommes en guerre en ce moment. Il se peut que je ne dise pas bonjour à certaines joueuses, mais je n’ai jamais approché personne, je n’ai jamais parlé à personne. Peut‐être ai‐je répandu la haine par ma seule présence. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.