La lauréate de Wimbledon 2023, qui purge une suspen­sion de 4 ans : « Beaucoup d’entre vous ont été surpris d’ap­prendre que je continue de subir des contrôles antidopage »

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La suspen­sion pour quatre ans de Marketa Vondrousova, ex‐6e mondiale et lauréate de Wimbledon 2023, avait faire beau­coup parler au début de l’été. 

Si certains obser­va­teurs, comme les jour­na­listes Benoît Maylin et José Moron, avaient expliqué que le règle­ment avait été respecté, d’autres avaient eu du mal à comprendre la dureté de la sanc­tion contre la joueuse tchèque, qui a refusé de se soumettre à un contrôle anti­do­page en décembre 2025.

Quelques mois plus tard, l’ex‐6e joueuse mondiale a publié un témoi­gnage sur Instagram, notam­ment pour expli­quer qu’elle vivait très mal le fait de ne pas pouvoir assister même en tant que spec­ta­trice à des tour­nois de tennis, tout en devant encore se soumettre à des contrôle antidopage. 

« Beaucoup d’entre vous ont été surpris d’ap­prendre que je continue à subir des contrôles, alors même que je purge une suspen­sion de quatre ans. Cela m’a fait prendre conscience que beau­coup de personnes ne savent pas vrai­ment ce qu’im­plique une telle suspen­sion (…) Je voudrais donc clari­fier un point. J’ai été contrôlée régu­liè­re­ment tout au long de cette période, y compris pendant ma suspen­sion, et tous les contrôles que j’ai passés jusqu’à présent se sont révélés néga­tifs. Un nouveau contrôle négatif ne change pas, à lui seul, ma situa­tion. C’est aussi pour cette raison qu’il est si diffi­cile de lire des commen­taires de personnes qui me traitent de « dopée », ou d’en­tendre des gens issus du monde du tennis dire que j’ai l’air d’avoir fumé du cannabis quelque part. Je trouve triste de voir avec quelle faci­lité certaines personnes peuvent tenir de tels propos sans réflé­chir à quel point leurs paroles peuvent affecter la personne qu’elles visent. J’ai surtout voulu écrire cette publi­ca­tion pour répondre aux ques­tions que je reçois ces derniers temps et vous permettre de mieux comprendre ce que signifie réel­le­ment une telle suspen­sion et à quel point elle affecte la vie quoti­dienne. Car une suspen­sion de quatre ans ne se résume pas simple­ment à ne pas pouvoir jouer au tennis pendant quatre ans. Elle affecte bien davan­tage d’as­pects de votre vie que la plupart des gens ne l’ima­ginent proba­ble­ment. Et tandis que le système vous empêche de faire partie du sport auquel vous avez consacré toute votre vie, vos obli­ga­tions envers ce même système continuent. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.