Le constat inquié­tant de Clijsters sur Swiatek : « Je me trompe peut‐être complè­te­ment, mais c’est l’impression qu’elle donne »

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Éliminée au troi­sième tour de Wimbledon, où elle était tenante du titre, Iga Swiatek n’a remporté aucun titre en 2026. 

Dans le dernier épisode du podcast « Love All », dont les propos sont relayés par Tennis Head, l’an­cienne numéro 1 mondial Kim Clijsters a tenté d’ex­pli­quer la mauvaise passe que traverse la Polonaise. 

« Pour moi, j’ai presque l’impression qu’elle en veut trop. Au point que ça devient une véri­table obses­sion… Je me trompe peut‐être complè­te­ment, mais c’est l’impression que me donnent sa façon de marcher entre les points et celle dont elle se dirige vers sa chaise une fois le jeu terminé. C’était presque un tel soula­ge­ment pour elle d’avoir passé ce premier tour ; cela montre à quel point la pres­sion est forte pour gagner, et pour tenter de remporter un nouveau Grand Chelem. Je pense que c’est vrai­ment diffi­cile quand on subit ce genre de pres­sion, celle qu’elle s’impose à elle‐même. Il y a, bien sûr, les attentes du monde exté­rieur, mais je pense qu’elle en impose une grande partie elle‐même, parce qu’elle a été telle­ment brillante et qu’elle a dominé le circuit. Mais je pense qu’une certaine inten­sité s’est insi­nuée dans son esprit et son corps. Quand elle joue, je n’ai jamais l’impression qu’elle est à l’aise, en confiance ; c’est comme si elle se disait : ‘Je dois redou­bler d’efforts, je dois bouger mes pieds plus vite’. Ce n’est pas toujours la manière la plus effi­cace, ni la plus fluide et la plus détendue, ce qu’elle avait un peu plus, selon moi, lorsqu’elle domi­nait le circuit. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.