Mouratoglou sur Raducanu : « Si elle était ma fille, je ne lui conseille­rais pas ça. C’est la pire chose à faire »

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« Je n’ai jamais entendu quelque chose de plus ridi­cule que le licen­cie­ment de son coach alors qu’elle venait de remporter l’US Open « , décla­rait déjà Ann Jones il y a peu de temps. Après la triple lauréate en Grand Chelem, c’est au tour de Patrick Mouratoglou de criti­quer la stra­tégie d’Emma Raducanu qui change de coach en moyenne une fois par trimestre depuis son impro­bable et incroyable sacre à l’US Open en 2021. 

« Ce n’est pas la situa­tion idéale. Si c’était ma fille, je ne lui conseille­rais pas de faire ça, parce qu’il faut de la stabi­lité pour construire quelque chose, quoi que ce soit. Et encore plus dans le tennis, je pense qu’il est très impor­tant d’avoir un projet pour votre tennis et de suivre jour après jour, le chemin pour atteindre votre projet, votre projet de tennis. Ainsi, chaque fois qu’il y a des chan­ge­ments en termes d’en­traî­neurs, il y a des chan­ge­ments de projet. On ne peut donc pas construire quelque chose. Il faut aussi de la stabi­lité. Le circuit est la chose la plus instable de la planète. Tout change chaque semaine. Il est très diffi­cile, sur le plan émotionnel, de gérer tous ces chan­ge­ments. C’est la pire chose à faire. Depuis son titre à l’US Open, rien n’a été cohé­rent », a lâché l’en­traî­neur fran­çais dans des propos rapportés par Eurosport UK.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.