Naomi Osaka élue athlète fémi­nine de l’année par l’Associated Press

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Pour la deuxième fois en trois ans après Serena Williams en 2018, une joueuse de tennis a été élue athlète fémi­nine de l’année par l’Associated Press avec Naomi Osaka pour l’année 2020. La Japonaise a recueilli 18 des 35 votes pour la première place. 

Au‐delà de son troi­sième sacre en Grand Chelem lors de l’US Open, la Japonaise s’est distin­guée pour avoir dénoncé l’in­jus­tice raciale et les violences poli­cières en boycot­tant sa demi‐finale à Cincinnati face à Elise Mertens après une énième bavure lors d’un contrôle de police ayant entraîné la para­lysie de Jacob Blake, le 27 août dernier. 

« C’était diffi­cile d’être isolée de ma famille pendant une grande partie de l’année, mais ce n’est rien comparé aux autres. C’était triste de regarder et de lire les nouvelles des personnes souf­frant du COVID‐19, et l’effet écono­mique et social sur tant de personnes – perte d’emploi, santé mentale. Ce fut une année si diffi­cile pour tant de gens », a écrit Osaka dans une inter­view par e‑mail. « Et puis regarder les injus­tices poli­cières comme George Floyd, Breonna Taylor et Jacob Blake (pour n’en nommer que quelques‐uns) m’a brisé le cœur. Je suis fiere de ma victoire à l’US Open, mais plus encore parce que je fais parler les gens des vrais problèmes. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.