Océane Dodin : « Je dois être la première à jouer avec les seins refaits, il faut bien une première à tout. Ça ne me gêne pas pour jouer »

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« Si je suis passée de plate à gros seins c’est que j’ai fait une opéra­tion, je n’ai pas fait pousser de l’engrais », écri­vait en avril dernier Océane Dodin sur son compte Instagram. 

De retour en compé­ti­tion cette semaine à Reims, après dix mois d’absence dus à une bles­sure, la Française de 28 ans (actuelle 363e mondiale) s’est confiée à RMC Sport sur ce chan­ge­ment esthétique.

Question : « Oui, parce qu’on pense tous à Simona Halep, qui avait effectué la démarche inverse (une réduc­tion mammaire, NDLR) lorsqu’elle était junior. Vous n’avez pas eu le senti­ment de prendre un risque ? »

Océane Dodin : « C’est quelque chose que j’avais envie de faire depuis long­temps et c’est vrai que j’ai profité de cette pause parce que je me suis dit que comme il faut s’ar­rêter à peu près deux mois après l’intervention, quand on est dans la saison, ce n’est pas possible. Alors je me suis dit ‘quitte à m’ar­rêter six mois, autant faire ce dont j’ai envie’. Et puis je préfère le faire main­te­nant qu’à 40 ans, quand j’aurai fini ma carrière. Je suis très contente de l’avoir fait, je ne regrette pas du tout et ça ne me gêne pas. Tout le monde m’a dit : ‘Tu ne vas pas réussir à jouer’. Comme si j’avais mis des pastèques (rires). Ils ne sont pas petits, mais ça ne me gêne pas pour jouer. Il y a des bras­sières adap­tées. Vous évoquez Simona Halep, mais ils étaient très très gros. Ça la handi­ca­pait pour le coup. Mais oui, c’est vrai que je dois être la première à jouer avec les seins refaits, il faut bien une première à tout. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.