Osaka : « J’avais l’ha­bi­tude de penser que tout dépen­dait du tennis, et main­te­nant je comprends qu’il faut trouver un équilibre »

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Lauréate de son troi­sième tournoi du Grand Chelem en septembre dernier lors de l’US Open, Naomi Oasaka a égale­ment fait parler d’elle en dehors des courts lors du tournoi de Cincinnati en boycot­tant sa demi‐finale face à Elise Mertens après une énième bavure poli­cière ayant entraîné la para­lysie de Jacob Blake dans le Wisconcin, le 27 août dernier, quelques mois après la mort de George Floyd. Finalement, tous les matchs mascu­lins et fémi­nins avaient été reportés ce jour‐là et la Japonaise était apparue comme une leader. Plusieurs mois après, la 3e joueuse mondial a le désir de s’im­pli­quer encore davan­tage dans les problèmes de société.

« J’avais l’ha­bi­tude de penser que tout dépen­dait du tennis, et main­te­nant je comprends en quelque sorte qu’il faut trouver un équi­libre. Je veux devenir bien informé, avoir une vaste compré­hen­sion des choses, ou même beau­coup de petites choses qui repré­sentent une grande chose. Je veux être une personne agréable avec tous ceux que je rencontre. Si l’on fait une analogie avec les jeux vidéos, je dirais que je suis niveau 50 sur le plan du tennis, et tout le reste dans ma vie est au niveau cinq ou six. Je veux égaliser mes niveaux », a déclaré une Osaka qui semble avoir pris conscience de l’im­por­tance de sa voix dans un monde autant médiatisé. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.