Rick Macci, sur la nouvelle star du tennis féminin : « Si elle arrive à tota­le­ment modi­fier ce coup, on pour­rait bien la voir devenir numéro 1 mondiale »

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Australian Open - Melbourne - 19�12025

Toujours autant attentif à ce qu’il se passe dans le tennis féminin, même s’il n’a plus coaché depuis des années, Rick Macci, ancien entraî­neur des soeurs Williams, de Maria Sharapova ou encore d’Andy Roddick, a forcé­ment eu quelques mots pour celle dont toute le monde parle depuis quelque semaines : Alexandra Eala.

Et le tech­ni­cien améri­cain voit grand pour la jeune philip­pine, mais à une condition…

« Ce qu’il y a de mieux chez « Philippine Machine » et dans son jeu, c’est qu’elle peut encore beau­coup progresser. Si l’on parvient à exploiter ses faiblesses au niveau des dépla­ce­ments, ceux‐ci ne consti­tue­ront jamais son prin­cipal atout, mais elle parvient à les masquer grâce à ses frappes redou­tables des deux côtés du court. Son service est encore loin d’être, ne serait‐ce que de loin, biomé­ca­ni­que­ment correct. On lui a appris à être fluide, détendue, décon­tractée et libre, ce qui est formi­dable, mais la raquette entre dans le mouve­ment de recul 100 % trop tôt, avant même que les jambes ne four­nissent la puis­sance néces­saire. Le service est un mouve­ment contre‐intuitif impli­quant les jambes et le bras, et même si, d’un point de vue esthé­tique, cela semble correct, le concept dans son ensemble est inversé. Si elle arrive à tota­le­ment changer cela, on pour­rait bien, un jour, la voir devenir numéro 1 mondiale. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.