Carlos Rodriguez, le coach de Na Li, s’est confié dans les colonnes de la Dernière Heure. Cet homme, véritable sorcier du tennis féminin, a longtemps entraîné Justine Henin, avec qui il a connu ses plus grands succès, avant de travailler avec Li. Ce titre de la Chinoise à l’Open d’Australie est son premier majeur aux côtés d’une autre joueuse que la Belge. Une satisfaction. Extraits.
« Je suis content. Cela me fait très plaisir. C’était la cinquième finale au total ici et je n’en avais gagné qu’une jusque‐là. C’était un peu maigre (sourire). Cette victoire me prouve aussi que je peux m’adapter à quelqu’un d’autre, qui plus est issu d’une tout autre culture. […] (Cette victoire en Grand Chelem) est extrêmement importante pour moi. Je suis très impliqué, mais si je le fais, comme avec Justine (Henin, qu’il a longtemps coaché), c’est d’abord pour moi. Cela peut‐être choquant, mais si je suis là, c’est parce que c’est ma passion. C’était important de me prouver que je pouvais être à la hauteur et faire tout aussi bien qu’avec Justine. J’en suis fier. […] Je ne sais pas comment elle (Justine Henin) peut prendre un truc pareil. Je crois qu’elle est d’un autre monde aujourd’hui. Après la naissance de sa fille, elle a d’autres priorités. Lorsqu’il m’arrivait de revenir en Belgique, on ne parlait d’ailleurs jamais de tennis avec Justine. On évite. Ce souvenir est trop beau. On ne le touche pas. Il est pour la vie. »
Publié le lundi 27 janvier 2014 à 09:29


