Sara Errani sur sa suspen­sion pour dopage : « J’ai dû passer par des choses vrai­ment incroyables, presque impos­sibles à décrire »

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Si Sara Errani, âgée de 34 ans, n’est plus la même joueuse qu’il y a quelques années, l’Italienne continue d’écumer les tour­nois souvent secon­daires du circuit féminin avec toujours la même passion pour son sport.

Au cours d’un bel entre­tien publié sur Behind The Racquet, la fina­liste de Roland‐Garros 2012 est revenue sur une période noire de sa carrière lors­qu’elle a été suspendue à deux reprises pour un total de 10 mois pour dopage. Des années après cet épisode, elle continue de plaider son innocence.

« Le dépis­tage des drogues a été une partie très sombre, j’ai dû passer par des choses vrai­ment incroyables, presque impos­sibles à décrire. J’ai eu une suspen­sion de deux mois la première fois. Même à l’époque, je pensais que c’était incroyable parce que je savais que je n’avais rien fait. Mon propre pays était contre moi. L’ITF m’a donné une suspen­sion de deux mois et l’or­ga­ni­sa­tion anti­do­page italienne a dit : ‘Non, ce n’est pas suffi­sant. Vous devez lui donner encore plus de temps.’ C’est quelque chose qui n’est jamais arrivé dans l’his­toire. Ils ont attendu sept mois avant de décider de faire quelque chose. Puis ils ont dit : ‘OK, dans 10 jours nous vous donne­rons une réponse’. Et ils ne l’ont pas fait. J’ai joué pendant six, sept mois avec ça dans ma tête. Après cela, ils ont décidé de m’ar­rêter pour huit mois supplé­men­taires. C’était abso­lu­ment incroyable parce que j’al­lais rentrer dans le top 100 et ils voulaient m’ar­rêter à nouveau. C’était très, très diffi­cile de s’ar­rêter à nouveau et de savoir au fond de soi que l’on n’a rien fait. Après tout cela, j’ai dû recom­mencer depuis le début. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.