Sharapova‐Connors, la solution ?

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Maria Sharapova a offi­cia­lisé Jimmy Connors comme son nouvel entraî­neur. Pourtant avec Thomas Hoegstedt depuis fin 2010, leur colla­bo­ra­tion a dû être stoppée pour raisons person­nelles. Après plusieurs jours de spécu­la­tion, c’est fina­le­ment le nom de l’ex‐gloire du tennis améri­cain qui est sorti du chapeau…

Et c’est un choix plutôt parti­cu­lier puisque Jimmy Connors n’a pas vrai­ment fait ses preuves en tant qu’entraîneur. Il a coaché Andy Roddick pendant un peu plus d’un an entre 2006 et 2007 et… Bah et c’est tout !
Oui bon, ce n’est pas tota­le­ment vrai, car il avait déjà passé un petit peu de temps avec Sharapova. Début 2008, avant l’Open d’Australie, les deux se sont asso­ciés pour fina­le­ment voir la Tsarine remporter son premier, et unique, Open d’Australie. « Je connais Jimmy depuis de nombreuses années et nous avions déjà briè­ve­ment travaillé ensemble en 2008, juste avant l’Open d’Australie » a t‑elle déclaré le jour de l’an­nonce. A partir de là, on peut dire que l’association a porté ses fruits… Mais l’année 2008 sera une année galère pour Masha qui se verra contrainte de mettre un terme à sa saison après le tournoi de Montréal. Bref Sharapova/Connors, ça pour­rait marcher dans le fond.

Mais dans la forme ? Sharapova, on le sait, n’a pas un tempé­ra­ment très facile. Froide, auto­ri­taire, peut‐être même un chouilla domi­na­trice… Alors que Jimmy Connors est lui aussi bien connu pour son côté carac­té­riel à la limite du poli­ti­que­ment correct. Alors que peut‐il se passer lorsque deux fortes person­na­lités travaillent ensemble ? Un avis de disputes ou clashes en tout genre a été lancé. Mais une prise de tête peut être salva­trice, donc ce n’est peut‐être pas fonciè­re­ment une mauvaise idée.

Et si fina­le­ment, c’était tout simple­ment un effet Lendl ? Depuis que l’Américain s’est engagé aux côtés d’Andy Murray, beau­coup de personnes ont salué cette initia­tive. Après tout, qui peut mieux comprendre un grand cham­pion, qu’un autre grand cham­pion ? D’autant que l’arrivée d’Ivan Lendl a clai­re­ment fait office de déclic chez Murray : « Il a changé ma menta­lité et la façon dont j’aborde les finales en Grand Chelem » a t‑il avoué après sa victoire à Londres. Il a remporté son premier tournoi du Grand Chelem après quatre finales perdues, remporté les JO ainsi que son premier Wimbledon. Bref, un vrai succès. Et un déclic, c’est bien ce que recherche Maria. Elle qui souffre d’un complexe vis‐à‐vis de sa bour­relle de toujours, Serena Williams. Alors changer d’entraîneur pour enfin arriver à battre Serena, c’est peut‐être ça l’objectif fina­le­ment. Premiers éléments de réponse lors de la tournée Nord‐Américaine…

Et vous, qu’en pensez‐vous ?

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A propos de l’auteur

Maxime Benmussa

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.