« Si Kostyuk serrait la main à une Russe, même si Andreeva n’a aucune faute, ce qui est le cas, vous savez ce que ça impli­que­rait ? Ça serait utilisé comme image contre les siens. Ce serait comme insulter son pays », explique José Moron

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Le direc­teur de Punto de Break, le site de réfé­rence en Espagne a décidé dans un long mail de résumer la situa­tion au sujet de la ligne de conduite que respecte Marta Kostyuk depuis le début du conflit. Ses argu­ments sont d’ailleurs assez pertinents ».

« À propos du sujet Kostyuk et du fait qu’elle ne salue pas les Russes, je veux vous dire une chose, vu que je le vois toute la semaine, en lisant des centaines de critiques à son encontre. Depuis un canapé, avec ta télé, ton internet, ton chauf­fage et ta nour­ri­ture, il est facile d’avoir un avis sur les autres, sans savoir RIEN de ce qui se passe vrai­ment. Les tennis­women russes n’ont pas la faute de la guerre, évidem­ment, mais il faut prendre en compte quelque chose qui change tout : les spor­tifs repré­sentent leur pays. Kostyuk repré­sente l’Ukraine, n’importe quelle tennis­woman russe, la Russie. Si Kostyuk serrait la main à une Russe, même si Andreeva n’a aucune faute, ce qui est le cas, vous savez ce que ça impli­que­rait ? Ça serait utilisé comme image contre les siens. Ce serait comme insulter son pays »

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.