Svitolina (bientôt de retour sur le circuit un an après sa gros­sesse) : « L’une des raisons pour lesquelles je n’étais pas motivée pour m’en­traîner était la guerre elle‐même »

1927

Un an presque jour pour jour après avoir mis entre paren­thèse sa carrière pour mettre au monde sa fille et s’oc­cuper de ses compa­triotes victimes de la guerre en Ukraine, Elina Svitolina a donné une longue inter­view au Kyiv Post dans laquelle elle a notam­ment évoqué son combat avec les instances du sport.

Mais l’an­cienne 3e joueuse mondiale a égale­ment parlé de son prochain retour à la compé­ti­tion programmé sur le WTA 500 de Charleston (du 3 au 9 avril). Et pour être fin prête physi­que­ment, Elina a dû fournir à gros effort malgré les circonstances. 

« En fait, j’ai eu de la chance. Je m’at­ten­dais au pire, d’au­tant plus que pendant ma gros­sesse, je n’ai pas fait d’exer­cice du tout pour laisser mon corps se reposer. Mais l’une des raisons pour lesquelles je n’étais pas motivée pour m’en­traîner était la guerre elle‐même. Pendant les deux premiers mois de l’in­va­sion, j’ai continué à m’en­traîner. Cependant, il m’était diffi­cile de me concen­trer menta­le­ment, car ma famille était encore en Ukraine. Par la suite, lorsque je me repo­sais physi­que­ment, je passais mon temps à gérer les émotions causées par la guerre. Et bien que j’aie dû recons­truire mes muscles à partir de zéro, deux semaines après l’ac­cou­che­ment, j’ai retrouvé ma forme physique habi­tuelle. Et après trois mois supplé­men­taires, j’ai commencé à reprendre progres­si­ve­ment l’en­traî­ne­ment. Je suis actuel­le­ment à Monaco avec mon équipe d’en­traî­neurs et nous nous prépa­rons pour la compé­ti­tion d’avril. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.