Svitolina charge Gasanova : « En fait, nous avons une personne sur le circuit qui promeut ouver­te­ment le meurtre, le pillage, le viol, l’en­lè­ve­ment et la saisie de terri­toires dans notre pays »

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Alors que plusieurs joueuses ukrai­niennes dont Lesia Tsurenko, Marta Kostyuk et Elina Svitolina ont parti­cipé à une réunion en ligne avec la direc­tion de la WTA cette semaine où la ques­tion de l’inac­tion de la WTA a notam­ment été abordée par rapport au conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, la femme de Gaël Monfils, résu­mant les points abordés pour le site BTU, en a profité pour charger violem­ment la joueuse russe Anastasia Gasanova (273e mondiale) pour son acti­vité sur les réseaux sociaux.

« Nous avons un exemple très clair de Anastasia Gasanova sur son compte Instagram justi­fiant l’in­va­sion russe de l’Ukraine, justi­fiant les actions de l’armée russe en Ukraine et répé­tant les récits de propa­gande russe concer­nant la guerre. En fait, nous avons une personne dans le Tour qui promeut ouver­te­ment le meurtre, le pillage, le viol, l’en­lè­ve­ment et la saisie de terri­toires dans notre pays. À mes ques­tions : « Est‐ce adéquat ? », « Est‐ce la norme pour une telle personne de parti­ciper au circuit ? », « Est‐ce juste pour les femmes ukrai­niennes et pour toutes les autres parti­ci­pants au circuit ? », la réponse que nous avons entendue a été… Le silence. Pas d’ar­gu­ments. Aucune expli­ca­tion. Nous ne lais­se­rons pas cette ques­tion sans réponse, car la ques­tion de la sécu­rité des femmes ukrai­niennes en découle assez logi­que­ment. Si les Russes et les Biélorusses soutiennent l’agres­sion mili­taire de la même manière que Gasanova, cela signifie qu’ils souhaitent la mort des Ukrainiens, de nos parents, de nos amis et de nous en fin de compte. Être avec de telles personnes dans le même envi­ron­ne­ment est‐il la norme au 21e siècle ? Nous atten­dons les réponses de la WTA. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.