Wozniacki sur le coup de gueule de son père : « Parfois, il s’emballe un peu. Mais ce que je pense, et ce que pensent beau­coup d’autres femmes sur le circuit, c’est qu’il faudrait faire plus pour les joueuses qui reviennent d’un congé de maternité »

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« Caroline n’est pas le genre de personne qui consi­dère les quali­fi­ca­tions comme un déshon­neur. Mais dans le cas de Roland‐Garros, elle voulait voir si elle était respectée », avait lâché le père et entraî­neur de Caroline Wozniacki, Piotr, après que sa fille n’ait pas reçu de wild‐card pour le tableau prin­cipal à Paris. 

Quelques semaines plus tard, la lauréate de l’Open d’Australie 2018 et ex‐numéro 1 mondiale s’est exprimée avec plus de mesure au micro d’Eurosport.

« Je pense que parfois mon père s’emballe un peu. J’ai été très bien traitée sur le circuit. Mais ce que je pense, et ce que pensent beau­coup d’autres femmes sur le circuit, c’est qu’il faudrait faire plus pour les femmes qui reviennent d’un congé de mater­nité. La ques­tion a été examinée parce qu’il y a évidem­ment plus de mamans qui veulent revenir. Ce n’est pas la même chose que de revenir d’une bles­sure. En tant que joueuse qui est revenue après presque quatre ans d’ab­sence, je pense que lorsque vous accou­chez et que votre corps se réta­blit, après avoir fait grandir un être humain à l’in­té­rieur de vous, il y a beau­coup de chan­ge­ments qui se produisent. Je pense qu’en général, les femmes méritent d’avoir plus de temps pour se sentir prêtes, pour se préparer à la compé­ti­tion au plus haut niveau. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.