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Garcia, Masters Chief 2022

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Au cours d’une finale de très haut‐niveau, Caroline Garcia a démontré qu’elle est vrai­ment une nouvelle joueuse. Appliquée, rapide, inspirée, elle a su faire craquer Sabalenka en s’ap­puyant sur son jeu offensif et un service toujours aussi décisif. La Française s’im­pose en deux manches (7−6 (5)- 6–4) et rejoint au palmarès Amélie Mauresmo qui avait soulevé le trophée en 2005. Ce titre majeur couronne une fin de saison de toute beauté. Si la Lyonnaise main­tient le cap, elle jouera les premiers rôles en 2023.

On savait que ce duel allait être un vrai bras de fer avec au centre du sujet le service. Cela ne s’est pas démenti durant une première manche sans aucune balle de break des deux côtés. Naturellement, on s’est donc dirigé dans un tie‐break, un véri­table match dans le match. 

Après avoir concédé un mini break (0−2), la Lyonnaise enchaî­nait avec 4 points de suite aidé par la première double faute de la Biélorusse pour­tant spécia­liste dans ce domaine. Avec 4 balles de set devant elle, la Tricolore pouvait respirer d’au­tant qu’Aryana lui offrait la manche encore sur une double faute (7−4).

Dépitée et déçue, Sabalenka allait vite aux vestiaires pour reprendre ses esprits. C’est du moins ce que l’on pensait. Mais visi­ble­ment toujours agacée, elle perdait un peu sa ligne de conduite et une forme de luci­dité notam­ment sur un point facile à 15A. Caro en profi­tait pour breaker pour la première fois son adver­saire sur un retour long de ligne de folie. 

Toujours aussi régu­lière sur sa première balle de service, la Française, restait devant avec auto­rité (3−1). En face, Sabalenka perdait patience, sentant le temps passé alors que Caroline conti­nuait sa marche en avant, montant au filet sur chaque oppor­tu­nité. A 4–3, Sabalenka déci­dait encore de prendre encore plus de risques mais cela ne fonc­tion­nait pas (5−3) même si la Tricolore devait sortir un onzième ace à 30A. 

A 4H45 heure fran­çaise, à 5–4, Caro entrait sur le court surement la boule au ventre mais toujours avec la même envie, celle de marquer l’his­toire. Bavarde sur son banc, juste avant d’en découdre, la Lyonnaise n’était donc plus à 4 points du sacre. 

Et comme durant toute cette finale, elle ne lâchait rien même si on sentait qu’elle était un peu plus défen­sive. Sur la première balle de match, la Biélorusse envoyait une ogive long de ligne, mais Caro restait calme. Une poignée de secondes plus tard, Caroline pouvait « tomber » au sol, quelle victoire, quel titre, quel sacre, bravo Caroline !