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Sharapova‐Azarenka, le débrief

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Deux grandes cham­pionnes se sont présen­tées en confé­rence de presse à l’issue de cette journée de demi‐finales, à Istanbul. Maria Sharapova, d’un côté, dans le costume de vain­queur du jour, 6–4 6–2. Victoria Azarenka, de l’autre, dans celui de vaincue – et celui de numéro un mondiale en vacances. Elles reviennent sur cette rencontre, toutes deux avec le sourire.

Maria Sharapova

« Quand vous vous retrouvez dans une posi­tion de défaite plusieurs fois durant l’année (Sharapova a perdu cinq fois en sept rencontres face à Azarenka en 2011 et 2012), vous cher­chez forcé­ment à changer ce qui n’a pas fonc­tionné et corriger le tir. Je n’ai, sans aucun doute pas fait autant d’er­reurs aujourd’hui que je n’en avais fait lors de nos matches passés, en 2012. J’ai aussi un peu mieux retourné cette fois‐ci, même si je pense que, d’une manière géné­rale, j’au­rais pu retourner encore un peu mieux que je ne l’ai fait. Mais je suis avant tout heureuse de la manière dont je suis entrée sur le court, sans laisser quoi que ce soit entraver ma route, même si j’avais perdu contre elle un certain nombre de fois. Il me fallait en faire abstrac­tion et j’y suis parvenue. Toute la semaine, l’at­mo­sphère dans les tribunes a été incroyable, alors que les Turcs sont actuel­le­ment en vacances. C’est l’un des plus beaux Masters que j’ai jamais vus durant toute ma carrière. »

Victoria Azarenka

« Je ne vais pas dire que j’étais dans l’état le plus frais du monde, aujourd’hui. Mais je ne veux pas non plus m’en servir comme d’une excuse, car ce n’est pas mon genre. Tout le mérite revient à Maria, qui a vrai­ment bien joué et qui semble en très grande forme. Elle a mérité de gagner à 100%. Aurais‐je pu mieux jouer ? Oui. Mais c’est fait. Et je n’ai aucun regret. C’est la première fois que je prends une défaite avec le sourire. Aujourd’hui, cette défaite ne me fait pas telle­ment de mal. Je pense qu’Agnieszka (Radwanska, battue par Serena Williams juste avant) se sent moins bien que moi. Mais je l’ai vue avant le match, on s’est regar­dées et on a rigolé… Ca dit tout. Je suis vrai­ment fière de ce que j’ai réalisé toute cette année. J’ai débuté en tant que numéro trois mondiale et je termine numéro un. En termes de chiffres, ça ne semble pas être une grosse progres­sion, mais on sait bien qu’en réalité la diffé­rence est énorme. Je termine cette saison dans la peau d’une personne diffé­rente. Enfin, « diffé­rente » n’est peut‐être pas le bon mot, « mûre », plus. une personne plus mûre. J’en suis égale­ment fière. 2012 a été pour moi une expé­rience très enri­chis­sante, durant laquelle j’ai essayé des choses nouvelles et j’ai vécu des choses formi­dables et d’autres un peu moins – mais, de ces dernières, il n’y en a pas eu beau­coup et je n’ai pas à me plaindre ! »

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