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Sharapova‐Serena : sacré affiche

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Serena Williams et Maria Sharapova s’af­frontent en finale du Masters cet après‐midi à Istanbul. Si l’Américaine n’a plus perdu face à la Russe depuis belle lurette, Sharapova devrait malgré tout avoir une carte à jouer. Voici pourquoi.

Petite colle : depuis quand Maria Sharapova n’a‐t‐elle plus battu Serena Williams en tournoi offi­ciel ? Cela remonte à…2004. A l’époque, la Russe avait dominé l’Américaine deux fois d’af­filée : en finale de Wimbledon (6–1 6–4) puis du Masters, quelques mois plus tard (4–6 6–2 6–4, après avoir été menée 4–0 dans le troi­sième set). Depuis, Miss Williams n’a plus perdu, soit une série de 8 victoires consé­cu­tives contre Maria. On se souvient juste­ment de ce succès mémo­rable de l’Américaine en finale des Jeux Olympiques cet été (6–0 6–1) où Sharapova n’avait abso­lu­ment rien pu faire pour contrer la puis­sance de son adversaire.

Et pour­tant, la Russe aura ses chances cet après‐midi. D’abord parce qu’elle vient de battre Victoria Azarenka en demi‐finales, une joueuse qu’elle n’avait plus réussi à dominer sur surface dure depuis plus de 3 ans (Pékin 2009). Ensuite parce qu’elle a prouvé cette semaine qu’elle évoluait de nouveau à son meilleur niveau : les frappes sont lourdes, les retours bien ajustés, et le service plutôt bien réglé. Enfin, dernier élément et pas des moindres : alors que bien des joueuses entrent sur le court déjà battues menta­le­ment par Serena Williams, Maria Sharapova n’est pas du genre à se laisser impres­sionner. Véritablement roc dans la tête, la Russe y croira dur comme fer, du premier au dernier point. 

Malgré tout, c’est forcé­ment Serena qui partira favo­rite de cette finale. Même si elle ne joue pas son meilleur tennis cette semaine, l’Américaine a une telle marge sur ses adver­saires qu’elle serait tout à fait capable de gagner ce tournoi avec son niveau de jeu « moyen ». Sa tâche risque néan­moins d’être compli­quée ce dimanche si son service n’est pas au rendez‐vous et qu’elle multi­plie les fautes directes. Mais en grande cham­pionne qu’elle est, l’Américaine ne passe quasi­ment jamais à côté de ses grandes finales, alors…

La raquette de Maria Sharapova, ici !