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Badosa sur le grand débat du moment sur le circuit : « Les gens oublient que les femmes vivent des choses que les hommes n’ont peut‐être pas à gérer »

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Depuis Indian Wells où elle a été battue au premier tour, Paula Badosa a été ques­tionnée sur l’idée de l’ancien direc­teur de l’Open d’Australie, Craig Tiley, devenu patron de l’US Open et du tennis améri­cain, d’instaurer des matchs au meilleur des cinq sets pour les femmes en Grand Chelem à partir des quarts de finale. Et l’an­cienne deuxième joueuse mondiale a un avis partagé. 

« Écoutez, mon opinion est que nous sommes prêtes à gérer cinq sets. Nous nous entraî­nons tous les jours, nous nous entraî­nons depuis toujours, nous sommes prêtes à le faire, mais il faut aussi tenir compte du calen­drier et de la récu­pé­ra­tion. Je pense que les gens oublient aussi que les femmes vivent d’autres choses. Comme les ques­tions hormo­nales et éner­gé­tiques, très diffi­ciles à gérer. C’est un sujet dont on ne parle pas beau­coup mais il est là. C’est quelque chose que les hommes n’ont peut‐être pas à gérer. Il y a donc beau­coup de choses à prendre en compte avant de prendre une telle déci­sion et, dans mon cas, je le répète, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour en parler, car je me blesse évidem­ment beau­coup. Donc, pour moi, il vaudrait peut‐être mieux jouer trois matchs ou quelque chose comme ça », a‑t‐elle plai­santé, avant de conclure : « Mais oui, c’est quelque chose dont on parle et on verra bien, mais il y a beau­coup de choses à prendre en compte avant cela. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.