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Kostyuk : « Les commu­ni­qués des joueurs russes me blessent car ils sont vides de sens »

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A 19 ans, l’Ukrainienne Marta Kostyuk n’a pas peur d’ex­primer ses opinions. 

Après sa victoire émou­vante au 1er tour à Indian Wells contre la native d’Odessa, natu­ra­lisée belge, Maryna Zanevska, la 54e joueuse mondiale a critiqué assez dure­ment les joueurs russes, comme Daniil Medvedev, Andrey Rublev ou Anastasia Pavlyuchenkova, sans les citer. Pour elle, ils ne se posi­tionnent pas concrè­te­ment en déli­vrant des messages de paix. 

« Je n’aime pas ça. Encore une fois, pas besoin d’être impliqué en poli­tique pour savoir ce qu’il se passe, qui a envahi qui, qui bombarde qui… C’est très simple. Tu ne peux pas être neutre dans cette situa­tion. Pour moi, « Pas de guerre » peut signi­fier plusieurs choses. Par exemple, on (l’Ukraine) pour­rait mettre fin à la guerre en aban­don­nant. Mais ça n’a jamais été une option. Pour moi, ces commu­ni­qués n’ont pas de sens. Ils sont vides ! Qu’est‐ce que vous voulez ? Vous voulez que l’Ukraine perde ? Que la Russie gagne ? Que la Russie perde ? Je le dirai cent fois : l’Ukraine n’aban­don­nera jamais. On peut perdre, même si je ne le pense pas, mais l’Ukraine n’aban­don­nera jamais. Donc aujourd’hui, dire « Pas de guerre », pour moi ça signifie vouloir que l’Ukraine renonce. Parce que Poutine n’ar­rê­tera jamais, tout le monde sait à quel point il est fou. Donc on se bat. Et ces commu­ni­qués, ils me blessent parce qu’ils sont vides de sens », a lâché Marta Kostyuk, remontée et surtout affectée par la situation. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.