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Madison Keys : « De nombreux tour­nois gagnent beau­coup d’argent grâce aux parte­na­riats qu’ils ont avec les sociétés de paris. C’est ce qui nous permet de conserver des emplois »

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De passage en confé­rence de presse avant le début du WTA 1000 d’Indian Wells sur lequel elle sera opposée à Potapova ou Bouzas Maneiro, Madison Keys, récente lauréate de l’Open d’Australie, a été inter­rogée sur un sujet sensible lié aux paris spor­tifs. Et pour l’Américaine, ce n’est pas aussi simple que cela. Extraits.

Question : Vous avez parlé tout au long de votre carrière des dangers des réseaux sociaux, en parti­cu­lier pour les joueuses. Cela est dû en grande partie aux paris spor­tifs. Les paris sont‐ils bons ou mauvais pour le tennis aujourd’hui ?
Madison Keys : Je ne pense pas que la réponse soit claire ou nette, mais je pense que cela dépend de la personne à qui vous posez la ques­tion. Il est évident que de nombreux parte­na­riats sont le fruit de paris. Au final, de nombreux tour­nois gagnent beau­coup d’argent grâce aux parte­na­riats qu’ils ont avec les sociétés de paris. C’est ce qui nous permet de conserver des emplois. Donc, de cette façon, je peux voir en quoi cela est vrai­ment béné­fique dans la mesure où les joueurs qui sont les victimes de beau­coup de parieurs sont très en colère. Je dirais que ce n’est évidem­ment pas ce que je préfère. Je pense donc que cela dépend de quel côté on regarde. J’aimerais qu’il y ait un moyen de béné­fi­cier de tous les avan­tages que les tour­nois procurent, tout en proté­geant un peu plus les joueurs qui subissent les pertes des parieurs.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.